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Régions

Casablanca: La bourse aux œufs menacée d’expulsion

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4902 Le 22/11/2016 | Partager
La moitié des commerçants du marché «Biyada» sera délogée
7 magasins sur 25 déjà évacués par les autorités
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Particulièrement exigu, le quartier des «biyadas» est très animé. Il reçoit quotidiennement pas moins de 60 camions au cœur du quartier la Gironde et à quelques encablures du boulevard Mohammed VI (Ph. L’Economiste)

Depuis plusieurs semaines, le marché de gros des œufs de Casablanca (connu sous le nom biyada) est sous haute tension. Des commerçants ayant reçu des avis d’expulsion protestent en organisant des sit-in quotidiens au quartier la Gironde. Celui-ci abrite depuis des décennies l’unique «bourse aux œufs», qui en fixe la mercuriale des prix à l’échelle nationale.
Sur un total de 52 magasins, 25 sont menacés par des avis d’expulsion. Le terrain, dit «propriété Nicolas», «appartient» à une société immobilière, qui veut raser ces magasins, sis à un emplacement stratégique au cœur du centre-ville de Casablanca.
Cette entreprise, devenue propriétaire par voie d’acquisition aux enchères (d’ailleurs contestée par les commerçants) passe à la vitesse supérieure pour l’exécution des jugements d’évacuation dont elle est détentrice. «Ce marché, d’une portée nationale, représente une source de revenus pour 4.000 commerçants et emploie plus de 124.000 personnes», s’indigne Brahim Bella, commerçant et vice-président de l’Association des commerçants grossistes au marché des œufs.
Construit depuis 20 ans dans l’arrondissement de Moulay Rachid (non loin de Sbata), le marché des œufs, qui devait accueillir ces commerces, n’a jamais ouvert ses portes. Aujourd’hui, il se dit même qu’il sera reconverti en station de tramway, au grand dam des professionnels. «Avec leur maigre indemnisation (7.000 DH), ces commerçants ne peuvent prétendre à un local similaire à un autre endroit», déplore le même commerçant. Il faut dire que le quartier particulièrement exigu est très animé. Il reçoit quotidiennement pas moins de 60 camions, sans compter les commerçants, clients, porteurs… Ce qui en fait une source de nuisance et de blocage de la circulation à quelques encablures de l’artère Mohammed VI, non loin du palais royal.
Pour rappel, l’affaire Biyada concerne l’évacuation de 25 magasins dont la majorité sont des commerces d’œufs en gros, des drogueries et des ateliers de ferronnerie. Si l’exécution des jugements d’évacuation est récente, les faits remontent déjà à 2005. Date à laquelle le tribunal de Première instance de Casablanca a annoncé la vente aux enchères de la propriété dite «Nicolas» d’une superficie de 3.089 m2.
C’est la société de promotion immobilière, Najmat El Binaâ, créée en 2005, qui a remporté la vente aux enchères au prix de 8,5 millions de DH. Prix jugé «dérisoire» par les spécialistes de l’immobilier par rapport à ceux pratiqués dans cette même zone.

 

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