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Economie

Finances publiques: Le déficit budgétaire divisé par deux en quatre ans

Par Franck FAGNON | Edition N°:4902 Le 22/11/2016 | Partager
L'objectif de 3,5% du PIB en fin d'année en bonne voie
A fin octobre, le déficit se chiffrait à 31 milliards de DH en baisse de 18%
Les recettes de l'IS menacées par l'extrême concentration
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Les recettes fiscales se sont améliorées de 5,3% à 155 milliards de DH à fin octobre. Elles profitent du bon comportement des grands groupes et du dynamisme des échanges extérieurs. Cependant, comme les banques, l'Etat est fortement exposé aux défaillances des grands groupes. Une dizaine assure par exemple le quart de l'IS

Après avoir laissé filer le déficit budgétaire au delà de 7% en 2012, le gouvernement devrait tenir l'objectif de le ramener à 3,5% en 2016. Les chiffres de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) laissent apparaître une baisse de 7 milliards de DH du déficit budgétaire à fin octobre, à 31 milliards de DH. L'écart entre les recettes et les dépenses ordinaires est positif de 8 milliards de DH. L'amélioration vient en grande partie de la chute de 53% des charges de compensation. C'est le résultat des économies réalisées par la fin du soutien des prix des carburants. Toutefois, la marge de manœuvre est plus que limitée pour soutenir les investissements colossaux de l'Etat (en moyenne 55 milliards de DH an depuis cinq ans). Sur les dix premiers mois de l'année, les dépenses d'investissement se sont chiffrées à 48 milliards de DH en augmentation de 12%. Ces émissions représentent 76% du montant budgétisé. L'enveloppe prévue pour 2017 s'élève à 64 milliards de DH et sera alimentée en grande partie par la dette. Aujourd'hui, l'effort semble de plus en plus lourd pour l'Etat, surtout sans le renfort du secteur privé. L'atonie de l'investissement privé maintiendra la pression sur les finances publiques. Après un quinquennat de croissance relativement molle,

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La chute de la charge de compensation a diminué la pression sur les finances publiques. Il reste que la faible amélioration sur les autres dépenses et les difficultés à élargir l'assiette de l'impôt laissent peu de marge de manœuvre pour soutenir l'investissement à moins de recourir fortement à la dette

les autorités monétaires ainsi que le FMI ou encore la Banque mondiale prônent une accélération des réformes afin de redonner confiance aux chefs d'entreprises pour relancer l'investissement. L'objectif est aussi de relancer durablement la croissance et qu'elle soit plus inclusive. Près de 42% des jeunes citadins sont au chômage.

La dégradation de la situation financière des entreprises entraîne quasiment un gel des embauches dans plusieurs branches d'activité. En outre, cette situation a des répercussions sur les recettes de l'Etat. Jusqu'ici l'amélioration des impôts sur les sociétés et sur le revenu notamment tient principalement au bon comportement des grands groupes que d'un élargissement de l'assiette. L'Etat a encaissé 35 milliards de DH au titre de l'IS à fin octobre, en hausse de 6,5% sur un an. L'embellie des résultats des sociétés cotées rejaillira sur les chèques transmis au Trésor. Plus d'un dirham sur trois d'IS émane des sociétés cotées. Hors de la cote, le produit de cet impôt repose sur les groupes tels que l'OCP. Le groupe minier ou encore Maroc Telecom sont également de grands pourvoyeurs de l'Etat à travers les dividendes. Ils ont versé ensemble 3,4 milliards de DH, soit 47% des recettes de monopole et de participations.
Par ailleurs, l'appétit des ménages pour l'équipement en voiture depuis le début de l'année et l'acquisition de logement dans un contexte de baisse du coût du financement ont contribué à l'amélioration des recettes de l'Etat. De façon globale, le commerce extérieur a été paradoxalement moins affecté par la fébrilité de la croissance. Les importations de biens d'équipements ont flambé de 24% alors que ceux de produits finis de consommation ont bondi de 16%. En conséquence, la TVA à l'importation a progressé de 6% à 28 milliards de DH. En revanche, la TVA collectée à l'intérieur a reculé de 5,4% à 16 milliards de DH.

 

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