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Analyse

Climat : Ce qui attend la présidence marocaine

Par Safall FALL | Edition N°:4902 Le 22/11/2016 | Partager
Des promesses, encore des promesses... La société civile reste sur sa faim
Le financement est un axe majeur de la présidence marocaine
Le privé national a joué le jeu
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Pour la présidence marocaine, le vrai travail ne fait que commencer. Si le défi organisationnel a été relevé, le Sommet semble avoir davantage servi à réaffirmer les engagements de Paris et l’urgence de la situation de la planète

«Nous sommes parvenus à tomber d’accord sur un texte». Avec cette déclaration, le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, semblait davantage se réjouir du compromis international autour de la Proclamation de Marrakech, que de son contenu. L’objectif de la mobilisation a été certes atteint. Les 197 pays ont été tous au rendez-vous, notamment ceux du Sud dont ce Sommet se devait de porter la voix. Par contre, les acteurs non-étatiques s’attendaient certainement à bien plus qu’à ce qui ressemble, en l’état, à un remake des engagements de Paris. Le souci des finances, par exemple, n’est certes pas le plus déterminant dans la dynamique de l’Accord. Mais il cristallise beaucoup d’espoirs de concrétisation auprès des pays en développement. Le chantier de la mobilisation de ces fameux 100 milliards de dollars par an - dont on parle beaucoup mais dont on ne voit pour le moment que quelques bouts - reste ouvert. Jusque-là, seuls 67 milliards de dollars sont en passe d’être mobilisés en faveur du financement des efforts du monde dans le climat. Les portefeuilles des investisseurs et autres parties détentrices de capitaux se décomplexeront peut-être au fur et à mesure du déroulement de la présidence marocaine.  Seules promesses acquises à l’issue de cette COP22: l’adaptation verra sa part doubler pour passer à 24% de l’enveloppe globale et la contribution des pays développés largement revue à la hausse. La Proclamation de Marrakech appelle justement «à une augmentation des financements, des flux et de leur accès». Les pays développés ont tout de même réaffirmé leur engagement de mobiliser la somme ciblée. Cette orientation devrait se mettre en œuvre «conjointement avec une amélioration de la capacité et de la technologie, y compris des pays développés vers les pays en développement». Sur cet aspect du dossier, il est certain qu’il faudra davantage de délais pour que les volontés politiques affichées dans les pays développés se traduisent en mécanismes concrets. D’autant plus que les évolutions politiques internes en cours aux Etats-Unis laissent très peu de place aux certitudes et refroidissent les ardeurs.

Point d’inflexion

Le texte de Marrakech parle aussi «d’une solidarité forte avec les pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et tient à souligner la nécessité d’appuyer les efforts visant à améliorer leurs capacités d’adaptation, à renforcer leur résilience et à réduire leur vulnérabilité». Le document réaffirme l’état d’urgence dans lequel se trouve le climat et presse les différentes parties à travailler pour «combler l’écart entre les trajectoires d’émissions actuelles et celles requises pour atteindre les objectifs à long terme de limitation de la température fixés par l’Accord de Paris». Rappelons-le, il s’agit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous des 2 °C, et de maintenir les efforts déjà engagés pour limiter ce réchauffement à 1,5 °C. «Pour l’heure, nous en sommes encore à un peu plus de 3 °C. Nous avons un gap de 16 gigatonnes à combler et tous les acteurs doivent y contribuer», tient à rappeler Hakima El Haite, championne marocaine de haut niveau pour le climat. La présidence marocaine mise d’ailleurs énormément sur la contribution des acteurs non-étatiques «pour une action et une mobilisation immédiate et ambitieuse». Au-delà du langage diplomatique, plusieurs initiatives ont été lancées pour servir de passerelle entre le discours et l’action.  Le Partenariat de Marrakech pour l’action climatique globale, lui-même lancé à Marrakech, en est un exemple.

 

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