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Analyse

Réserves de changes
Les excédents ont un coût d’opportunité

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4897 Le 14/11/2016 | Partager
6 milliards de dirhams au moins
L’amélioration des réserves attribuée à des facteurs conjoncturels et au faible niveau de la demande
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Ayache Khellaf, directeur de la Prévision et de la prospective au haut commissariat au plan: «L’important recours à l’endettement extérieur ainsi que la dynamique des IDE, durant ces dernières années, ont pu combler la décélération de la croissance des deux premières sources de devises, soit les transferts des MRE et les recettes touristiques»

Le stock de réserves, estimé à 7 mois et 6 jours d’importations de biens et services en 2016 par Bank Al-Maghrib, est jugé important  aussi bien en termes absolus que par rapport aux importations et à la dette extérieure à court terme. Pour Ayache Khellaf, directeur de la Prévision et de la prospective au haut commissariat au plan, ces réserves permettent aux autorités monétaires d’intervenir sur le  marché de change pour réguler le taux de change et piloter l’inflation. Elles permettent également d’emprunter à l’étranger et de se prémunir contre l’instabilité et l’incertitude des flux de capitaux extérieurs.
L’expert du HCP apporte néanmoins certaines nuances: L’accumulation de réserves de changes induit aussi des coûts économiques et sociaux. Ils sont liés aux coûts d’opportunité, et des bénéfices des investissements et aux dépenses sociales qui pourraient être financées par ces réserves.
Ces coûts d’opportunité peuvent être ainsi appréhendés par la faible croissance économique qui ne dépasserait pas les 1,5% selon les prévisions du HCP pour 2016. Et ce, suite à l’essoufflement de la demande intérieure (investissement et consommation finale) dont la croissance n’a pas dépassé les 2% durant les dernières années, alors qu’elle était de 6% entre 2002 et 2011. Une situation qui s’est répercutée sur la demande de crédits bancaires dont la croissance ne dépasse pas aujourd’hui 3%, après une moyenne de 14% par an durant la période 2006-2012. «Cette faible demande de crédits s’explique probablement par un endettement excessif des ménages et des entreprises au cours des années 2000, particulièrement en relation avec le boom immobilier», note Khellaf.
Une forte interrelation existe entre l’évolution des crédits à l’économie, les réserves de changes et le déficit du compte courant de la balance des paiements. Selon l’expert du HCP, l’amélioration ces dernières années du déficit du compte courant et des réserves de changes s’explique par des facteurs conjoncturels mais aussi par le faible niveau de la demande intérieure induit par la faible évolution des crédits à l’économie.
Le coût social de détention de réserves de changes excédentaires est mesuré comme la différence entre la plus grande perte possible de productivité marginale d’un investissement alternatif dans des actifs immobilisés et le rendement des réserves internationales. Partant de cette approche, il estime l’excès de réserves dans l’économie à 147 milliards de DH en 2016 (le seuil étant de 3 mois d’importations). Un excès qui engendre un coût social qui s’élève à presque 6 milliards de DH.  Aussi pour dépasser cette situation et éviter une reprise de la demande du crédit en déconnexion avec l’évolution des fondamentaux économiques, une coordination des politiques économiques (monétaire et budgétaire) serait de nature à profiter de la situation actuelle d’accumulation de réserves de changes. «Les coûts de gestion des réserves de changes cachent, en fait, les distorsions dans la gestion macroéconomique qui nécessite un débat, en particulier, sur la gestion de la politique de taux de change en cohérence avec les politiques de développement économique et social de notre pays», note Khellaf le directeur de la Prévision et de la prospective au HCP.

 

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