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Entreprises

Une start-up représentera le Maroc lors du forum mondial Impact²

Par Reda BENOMAR | Edition N°:4890 Le 03/11/2016 | Partager
Cinq start-up en lice
Espace Bidaya, une vitrine pour les entrepreneurs sociaux et environnementaux
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Hanane Rifai, porteuse du projet HydroBarley, lauréate de l’événement Impact² Maroc (Ph. Hardlight)

Le Comptoir de l'Innovation  est un acteur reconnu de l'entrepreneuriat social et environnemental qui accompagne, en France et dans le monde, les start-up qui souhaitent changer d'échelle. Il gère le 1er fonds d’investissement exclusivement destiné à une économie inclusive et durable (plus de 100 millions d’euros).
 Depuis un peu plus d’un an, le premier incubateur en dehors de l’Hexagone a vu le jour à Casablanca sous le nom d’Espace Bidaya. Ce dernier cible les entreprises en amorçage, innovantes et à fort impact social et/ou environnemental. Les projets incubés bénéficient d’un accompagnement sur mesure pendant un an.
Le Comptoir de l'Innovation et Espace Bidaya ont organisé, mardi dernier, pour la première fois au Maroc, l'événement Impact². Une déclinaison locale du Forum mondial Impact² (Ndlr: vous avez bien lu, c'est Impact au carré) se tenant chaque année à Hôtel de Ville à Paris. Labellisé COP22, l’événement s’est déroulé  sous le thème «Pour une nouvelle économie sociale et durable». Cinq jeunes start-up marocaines, dont trois incubées à Espace Bidaya, étaient en compétition afin de décrocher un ticket pour représenter le Maroc lors de la compétition finale Impact² World Award for Social and Green Startups qui se déroulera à Paris le 30 mars 2017. Lesdites start-up avaient cinq minutes pour «pitcher» et convaincre un jury qui devait prendre en compte la cohérence de leur business plan, l’impact social et environnemental, le degré d’innovation ainsi que la qualité de la prestation orale. Etaient présents, entre autres, Mohammed Fikrat, DG de Cosumar, ainsi que Kacem Bennani Smirès, PDG du groupe Delassus.
■ Une solution «miracle» aux problèmes des éleveurs de bétail

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HydroBarley, start-up de production et de commercialisation de fourrage vert, a été la grande gagnante de la soirée. Pour produire 365 tonnes de fourrage annuellement, on a besoin traditionnellement de 20 hectares et 200 millions de litres d’eau avec ajout d’engrais et de pesticides. Hanane, CEO, a développé une chambre de production d’une capacité d’une tonne par jour pour une superficie de 50 mètres carrés. Pour la même quantité annuelle de fourrage, HydroBarley n’a besoin que de ces         50 m2 et 130.000 litres d’eau. Une économie énorme. Le fourrage proposé est aussi deux fois moins cher. Son prix reste stable tout au long de l’année, car il ne dépend pas des conditions climatiques. Le fourrage est proposé actuellement au prix de 2 DH le kilo au lieu de 7 et une livraison journalière personnalisée est assurée. Un avantage qui permet aux petits agriculteurs d’optimiser leurs dépenses. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 55.000 DH lors sa première année d’existence. Sa fondatrice, Hanane Rifai, s’est lancée dans l'aventure HydroBarley après avoir obtenu un PhD dans le domaine des énergies renouvelables.

■ La surveillance par drone au service des centrales solaires

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Farasha Systems propose une solution de diagnostic automatique en temps réel et non interruptif des champs solaires. Le concept s’appuie sur une supervision par drone qui scanne avec des systèmes de capture la totalité de la centrale puis envoie les données vers un système d’information géographique qui affiche un tableau de bord pour l’exploitant. Ce dernier a alors une vue détaillée sur les différentes défaillances localisées. L’impact environnemental durable de la start-up est de pouvoir rendre les énergies renouvelables en général et l’énergie solaire en particulier plus concurrentielles par rapport aux énergies conventionnelles. En augmentant la production annuelle et en diminuant le coût de maintenance de ces centrales.
La solution est adaptable aux panneaux cylindro-paraboliques, photovoltaiques et même aux éoliennes. Une phase de beta test sera amorcée à la fin de la COP22 pour tester le dispositif sur la centrale Noor 1.
L’idée est portée par Abderahman Kriouile, docteur ingénieur spécialisé dans les systèmes embarqués, qui s’est engagé dans ce projet pour mettre les avancées des systèmes embarqués et du traitement d’images au service du développement durable.
■ Du bio-charcoal à la rescousse des oliviers   

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BioChar Maroc est spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets agricoles qui, autrement, partent en fumée. La start-up, qui sera présente à la COP22, propose notamment un charbon biologique comme engrais pour les terres agricoles qui permet de stimuler la biologie du sol, la rétention des nutriments et la stabilisation du PH. L’entreprise pourrait contribuer à réduire de 40% les émissions de CO2 dues aux déchets agricoles dans la province de Souss-Massa. Le fondateur de BioChar, Hassan El Hemer, est titulaire d’un master en entrepreneuriat strategique des PME. Le projet de charbon carbonisé faisant office d’engrais connaît déjà plusieurs intéressés. Parmi ceux-ci, une association néerlandaise, Justdiggit, spécialisée dans la reforestation, qui a acheté le produit pour faire face à la sécheresse qui nuit à la croissance des oliviers dans la province de Rhamna. Son utilisation va débuter prochainement pour la reforestation de 3.000 hectares.

■ Le pressing «écolo»

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Cleanzy est une franchise marocaine de pressing écologique qui a pour objectif de bannir le perchloroéthylène. Un solvant cancérigène interdit au Danemark et en France. Son fondateur, Mohamed Khachani, diplômé de HEC Paris, promeut l’aquanettoyage. Une solution qui permet de réduire la consommation d’eau par cycle à 50-70 litres au lieu des  250-400 litres par cycle pour le nettoyage à sec. Une premiere enseigne a ouvert ses portes à Rabat. La jeune start-up peut se targuer d’un chiffre d’affaires mensuel de 130.000 DH pour une capacité machines de 16 kg. Et ouvre la porte, à travers un partenariat contrat de licence de marque, à tout entrepreneur souhaitant rejoindre le réseau de franchise.

■ Le camion médicalisé itinérant

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Medtrucks fournit à destination des «déserts» médicaux des infrastructures médicales itinérantes et permet ainsi aux patients ne pouvant pas se déplacer, en particulier dans les zones rurales, d’accéder à des soins adaptés à leurs conditions.
Le projet a retenu l’attention de la région Languedoc-Roussillon en France. Qui se cache derrière ce projet? Une équipe composée respectivement d’Anas El Hilal, ingénieur en biomécanique, Asmae El Hilal, titulaire d’un master en commerce international, et Jamir, ingénieur en mécanique.

 

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