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    International

    Un vent de guerre froide souffle très fort

    Par Walid ROUICHI | Edition N°:4886 Le 28/10/2016 | Partager
    L’Otan «prête à défendre ses membres en cas de menace»
    4.000 soldats mobilisés pour rassurer les Etats frontaliers de la Russie

    Les signes annonciateurs d’une nouvelle guerre froide se multiplient. Hier, en compagnie des ministres des membres de l’Otan, le secrétaire général Jens Stoltenberg a attesté qu’«il faut se montrer robuste et agile». Face aux inquiétudes liées aux agissements de Moscou, les Américains ont fait part de leur volonté à ce que leurs alliés, notamment les Européens, déploient plus de soldats aux abords des frontières russes. La mobilisation de 4 bataillons de 1.000 soldats, sous le commandement tournant, se fera dans les trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et en Pologne. Le but premier est de mettre en œuvre les engagements pris à Varsovie en juillet dernier.
    Entre-temps, Moscou montre aussi les muscles. Voilà deux semaines que le porte-avions russe Kouznetsov a été mis à flot à partir de la mer Baltique. Le bâtiment, suivi par sa petite flottille, inquiète les membres de l’Otan. Les forces navales russes sont passées par les eaux norvégiennes,  anglaises (dans la Manche) et espagnoles. On peut supposer qu’il s’agisse d’une provocation, mais en soi, les experts stratégiques parlent d’un vieux navire simplement en transit vers la Syrie. Le secrétaire général de l’Otan a déclaré que «c’est à chaque allié de décider». En même temps, il affirme qu’accepter une telle escale rendrait le pays complice des atrocités russes, notamment à Alep. L’Espagne est récemment revenue sur sa décision de laisser le porte-avions russe se ravitailler au port de Ceuta. Cette même pression des alliés occidentaux a poussé Malte à refuser le feu vert à l’escadron russe. Le secrétaire général de l’Otan a envoyé un message clair à Moscou. «Une attaque contre un allié sera considérée comme une attaque contre tous». Certes, 4.000 soldats, ce n’est pas assez pour faire peur à la Russie et jeter de l’huile sur le feu. Les alliés limitrophes à la Russie avaient besoin d’être rassurés depuis les coups de force tentés en Ukraine et suite aux récentes manœuvres des forces aériennes russes. Les évènements s’enchaînent dernièrement. Les avions russes ont été raccompagnés à plusieurs reprises près des côtes franco-anglaises. Des avions-radars ont été récemment déployés par les Occidentaux en Syrie. Les Russes ont répondu en plaçant des missiles nucléaires à Kaliningrad. Les conflits par procuration en Syrie et en Ukraine battent leur plein.

     

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