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    Finances-Banques

    Malgré des taux d’intérêt à la baisse, BMCI accélère

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4886 Le 28/10/2016 | Partager
    Hausse de 22% de la production de crédit au premier semestre
    Digital, finance participative... des gisements de croissance
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    «Nous ne sommes pas forcément dans une logique de course à la part de marché. Cependant, il est certain que nous avons encore de belles choses à réaliser...», relève Laurent Dupuch, président du directoire de BMCI  (Ph. Jarfi)

    Malgré le dynamisme de l’activité commerciale au premier semestre, la filiale marocaine de BNP Paribas a vu son produit net bancaire reculer de 3,4%. Comme dans d’autres établissements, la baisse des taux d’intérêt resserre les marges d’intermédiation. Toutefois, «le sujet aujourd’hui est de rester dans la même dynamique commerciale et de jouer pleinement notre rôle de banque citoyenne», tempère Laurent Dupuch, président du directoire de BMCI. La banque digitale, la finance participative entre autres, sont des leviers de croissance auxquels croit le management pour, notamment, renforcer la position de la banque sur le marché.

    - L’Economiste: Les revenus des banques portent les stigmates de la baisse des taux. Est-ce une source d’inquiétude particulièrement chez BMCI?
    - Laurent Dupuch:
    Ce n’est en aucun cas une source d’inquiétude. Nous avons enregistré une progression importante de notre production de crédit au premier semestre. Maintenant, il est vrai que les taux d’intérêt appliqués à ces prêts sont en baisse par rapport aux anciennes productions.
    Comme les revenus des banques proviennent majoritairement de l’intermédiation, il y a donc un impact. Néanmoins, il ne faut pas surdimensionner cet aspect. Le sujet aujourd’hui est de rester dans la même dynamique commerciale et de jouer pleinement notre rôle de banque citoyenne au service du financement des projets de nos clients. Même si la croissance du crédit est lente aujourd’hui, en raison notamment des effets de la décompensation, nous restons confiants sur les perspectives.
    - Estimez-vous être à la bonne place dans le secteur aujourd’hui. Sinon, quelles sont vos ambitions?
    - Nous avons une part de marché qui se situe autour de 6%. Elle est supérieure sur certains segments et nous avons fait des progrès là où nous étions bas, notamment sur les crédits d’investissement. Nous ne sommes pas forcément dans une logique de course aux positions commerciales. Cependant, il est certain que nous avons encore de belles choses à réaliser. Nous déployons un plan ambitieux avec la volonté d’être la banque de référence de nos clients ainsi que de nos collaborateurs. Je pense que dans dix ans, la façon dont nous travaillons ou dont nous interagissons avec nos clients aura encore évolué. Nous sommes dans une industrie du tertiaire en pleine évolution et l’ajout du digital dans toutes ses composantes sera déterminant à l’avenir.

    - De l’extérieur l’on a le sentiment que les banques ne sont pas encore très portées sur le digital. Comment abordez-vous ce virage?
    - Le secteur bancaire s’est inscrit dans une vraie stratégie de mise en place du digital. Ce n’est pas seulement la simple application pour interagir avec les clients, mais il y a plusieurs volets.  Le premier, qui est le plus visible, est de proposer des produits, des services et des moyens d’interaction à distance avec le client au rythme qu’il souhaite. Après, il y a toute la révolution digitale dans les process. Cela revient à avoir des process plus fluides. Enfin, le troisième sujet qui est souvent oublié porte sur le digital working qui vise à faciliter le travail des collaborateurs.
    Toutes les banques ont intégré ces sujets dans leur démarche parce que les clients sont demandeurs et nous anticipons aussi leurs besoins. Pour nous, la révolution numérique est aussi un gage d’efficacité. L’un des grands enjeux de notre plan de développement est de gagner en efficacité et en qualité de service. C’est un avantage compétitif très fort.

    - Vos ambitions dans le digital sont-elles compatibles avec des ouvertures d’agences au même rythme que les années précédentes?
    - L’enjeu majeur est d’apporter un meilleur service à nos clients que ce soit à travers le digital ou une gestion intelligente de notre réseau d’agences. Le plus important est de répondre à des besoins et d’apporter une proximité. Nous devons créer un peu plus de valeur ajoutée dans nos contacts avec le client et être en mesure de répondre à l’évolution de son mode de vie et de son souhait de consommation des produits bancaires. C’est créateur de valeur.

    - La finance participative mobilise toute la profession. Quels sont vos projets dans ce domaine?  
    - Nous avons jugé important de solliciter un agrément pour développer cette activité. Nous avons fait le choix d’une fenêtre participative en respectant tous les pré-requis et toute l’étanchéité nécessaire par rapport aux autres départements de la banque. BMCI prévoit  dans un premier temps une offre participative qui couvrira les opérations de banque au quotidien et les opérations de financement. Cette offre évoluera en fonction du marché.

                                                                         

    Taux d’impayés: Il n’y a pas de sujet!

    - BMCI affiche un taux de créances en souffrance élevé par rapport au marché. D’où vient ce décalage?
    - Nous suivons des règles strictes en termes d’identification des risques et de taux de provisionnement. Nous répondons à la fois aux exigences du régulateur mais aussi à la politique du groupe BNP Paribas. Cela fait partie de nos process et notre taux de créances en souffrance ne nous inquiète pas. Après, chaque banque a son profil de risque.

    - Votre cours en Bourse est un peu malmené...
    - C’est le marché qui décide. Ce que nous pouvons dire c’est que nous avons une vraie stratégie de développement à long terme. La volonté est de jouer un rôle plus important dans le financement de l’économie et d’avoir une croissance pérenne.

    Propos recueillis par
    Franck FAGNON

     

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