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    Marrakech: La Maison arabe, le quartier des femmes

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4886 Le 28/10/2016 | Partager
    La table gastronomique marocaine fondée en 1946
    Qui a fait venir les 1ers étrangers en médina
    Initie Marocains et touristes autour d’ateliers culinaires
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    Amina, la «dada» de la Maison arabe, est aux commandes des ateliers de cuisine classique ou express de cet établissement fondé en 1946 dans la médina de Marrakech. Une initiation personnalisée qui attire autant les Marocains que les touristes (Ph. Mokhtari)

    Tout commence en 1946. Quand la Maison Arabe s’apprête à devenir un mythe marrakchi, fréquenté par les grands de ce monde. A cette époque, l’établissement est le premier à proposer une table gastronomique dans la médina. La clientèle étrangère huppée y a alors rapidement pris ses quartiers découvrant les plats marocains préparés par l’une des meilleures cuisinières du pacha Thami El Glaoui. Ici, c’est une histoire de femmes. Les fondatrices Hélène Sébillon-Larochette et sa fille Suzy n’ont qu’un objectif: mettre en lumière l’art de vivre et de la table du Maroc à l’international. Elles étaient alors les premières femmes à gérer un business, devenant pour beaucoup de marocaines un modèle à suivre. En 1995, la Maison arabe, rachetée par un descendant de la noblesse papale, Fabrizio Ruspoli, se développe en restaurant boutique hôtel et continue d’attirer toujours plus de touristes à l’intérieur de la vieille ville. Passer les remparts et goûter les vraies saveurs de la gastronomie du Royaume. Une vitrine pour le pays et sa culture. S’agrandir encore et encore en rachetant une grande propriété dans la médina, attenante à l’établissement, puis les jardins secrets de la kasbah, un lieu situé aux portes de la ville. Ici, dans un luxuriant jardin, les hôtes peuvent échapper à l’effervescence des vieilles ruelles.
    En perpétuel développement, au début des années 2000, la maison développe l’idée d’enseigner la cuisine. Une première en Afrique. Les cheffes marocaines y organisent des ateliers inédits pour 3 heures d’initiation et ça marche si bien qu’aujourd’hui elles proposent de nouvelles formules express en moins d’1 heure pour 300 DH. Une offre idéale pour les agendas surchargés. Amina, une «dada» réputée, enchaîne individuels et petits groupes, Marocains et étrangers, et leur délivre les secrets de ses recettes. Elle est aux commandes des 26 plans de travail tout équipés dans un décor soigné, gagnant ainsi depuis de longues années son indépendance. Elle s’y épanouit et c’est bien visible confiant «je rencontre toutes les nationalités, je fais ce que j’aime c’est-à-dire la cuisine et surtout je gagne ma vie comme une vraie cheffe de famille pour ma fille et moi». L’objectif de l’indépendance des femmes est toujours, 70 ans après son ouverture, dans le viseur de la Maison arabe à Marrakech.

    De notre correspondante,
    Stéphanie JACOB

     

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