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International

Espagne: Rajoy rempile dans la douleur

Par Reda BENOMAR | Edition N°:4883 Le 25/10/2016 | Partager
Le chef du Parti Popular devrait diriger un nouveau gouvernement
Faute de majorité, il pourrait renoncer à certaines reformes
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L’Espagne ne devrait pas égaler le record des plus longues crises ministérielles détenu par la Belgique. Cela a été rendu possible grâce au parti socialiste espagnol qui a décidé de laisser Rajoy former un nouveau gouvernement et éviter un retour aux urnes après une impasse politique de dix mois. Le Roi Felipe VI recevait lundi 24 octobre les représentants des petits partis et devait s’entretenir, mardi, avec les leaders des grands partis pour finir par Mariano Rajoy. Ce dernier sera désigné comme candidat à l’investiture. Il se présentera alors devant le Parlement, où il est assuré d’être investi grâce à l’abstention du PSOE. Ce sera cependant un gouvernement faible, appuyé par 137 députés sur 350, qui devra guider le pays à la sortie d’une crise économique dévastatrice, avec un taux de chômage de 20%.
Les délégués du comité fédéral du parti socialiste réuni à Madrid ont décidé à une large majorité de 139 contre 96 de s’abstenir lors du vote de confiance pour permettre à Rajoy de former un nouveau gouvernement, minoritaire cette fois. «La répétition des élections serait nuisible aux intérêts de l’Espagne et des Espagnols», dit la résolution qui l’a emporté. Elle pourrait aussi nuire aux socialistes «qui feraient figure de principaux responsables d’un blocage dont personne ne veut». Les socialistes ainsi que Podemos et les libéraux de Ciudadanos, les deux nouveaux partis qui ont bouleversé les équilibres au Parlement, sont décidés à mener la vie dure aux conservateurs. La direction provisoire du PSOE a prévenu que son abstention ne serait en aucun cas «un chèque en blanc» pour un Rajoy obligé de gouverner en minorité, et que son «travail d’opposition sera ferme et sans concession face à la droite». Les dirigeants du parti socialiste craignent de laisser le leadership de l’opposition à la gauche radicale d’Unidos Podemos, dont le leader Pablo Iglesias a déclaré que «les masques sont tombés», dénonçant la formation d’une «grande coalition» entre les socialistes et la droite. Le jeune parti, né du mouvement des «Indignés», est divisé. D’un côté, le secrétaire général, Pablo Iglesias, partisan d’une ligne plus radicale. De l’autre, son numéro deux, Íñigo Errejón, considéré comme plus modéré, défend une approche plus institutionnelle. Quoi qu’il en soit, avec cette décision, les Indignés de Podemos, troisième force au Parlement, vont soudain devenir la seule opposition au futur gouvernement de Rajoy. Ils se disent de toute façon «la seule et unique alternative à l’establishment et aux élites».

 

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