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International

Les phosphates et dérivés ne se redressent pas

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4883 Le 25/10/2016 | Partager
Les facteurs d’offre et de demande à l’origine de la baisse des prix
Chute des ventes de 14,1%, selon l’Office des changes
Les produits de base connaîtront une embellie en 2017, d’après la BM
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La tendance baissière des dérivés du phosphate se poursuivra jusqu’en 2020, selon les projections

Avec le raffermissement de la demande et la contraction de l’offre, les prix de la plupart des produits de base devraient connaître une certaine embellie en 2017. C’est ce que prédit la Banque mondiale dans sa dernière édition du Commodities Markets Outlook du mois d’octobre 2016. Les cours des métaux et des minéraux devraient ainsi gagner 4,1% l’an prochain, en hausse de 0,5 point par rapport aux prévisions précédentes, du fait des tensions sur l’offre. Les prix du zinc devraient flamber de plus de 20%, attisés par la fermeture de plusieurs grands sites miniers et des réductions de production les années précédentes. La hausse attendue des taux d’intérêt et l’effritement du rôle de l’or comme valeur refuge amènent à tabler sur un léger fléchissement des cours du métal jaune en 2017, à 1.219 dollars l’once. Les prix des produits agricoles devraient progresser aussi de 1,4% l’année prochaine, soit un peu moins qu’anticipé en juillet. Le renchérissement des denrées alimentaires sera plus progressif que prévu (1,5%) avec un recul supérieur des prix des boissons (0,6%), les observateurs s’attendant à une bonne récolte de café. La hausse des prix des céréales l’an prochain devrait être plus forte qu’attendu, à 2,9%, tandis que les cours des huiles et des farines d’oléagineux progressent moins vite que prévu, à 2%. «L’affaiblissement des prix des matières premières a durement touché les pays émergents et en développement exportateurs, même si leur situation semble s’être stabilisée», selon Ayhan Kose, directeur du groupe d’étude des perspectives de développement de la Banque mondiale.
A noter que les prix des engrais ont chuté de 7% au cours du troisième trimestre 2016. Une septième baisse trimestrielle consécutive  qui s’explique par l’offre excédentaire, des stocks élevés ainsi que la faible demande mondiale pour les importations qui contribuent à la faiblesse persistante. Globalement, les prix des engrais devraient diminuer de 22% cette année. Ils devraient augmenter modérément à moyen terme en raison de la croissance attendue de la demande et des coûts élevés de l’énergie.
Les prix du phosphate sont orientés à la baisse avec un plongeon de 16% de la potasse (chlorure de potassium), de l’urée (azote) et de la DAP ou Phosphate diammonique (baisse des prix de respectivement 8 et 3%). Ceux du TSP (Superphosphate triple) ont enregistré une petite baisse de moins de 1% en raison de l’offre excédentaire et la faible demande en Inde, qui a continué de peser sur les marchés.
Les nouveaux contrats signés avec l’Inde et la Chine en juin et juillet derniers devraient freiner la tendance à la baisse. Les marchés devraient rester excédentaires et la capacité devrait croître dans un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis, où les importations devraient se contracter fortement et gonfler encore l’approvisionnement maritime. Il faudrait s’attendre aussi à une capacité marocaine supplémentaire à partir de décembre et en Arabie saoudite en 2017.
Au Maroc, les exportations ont été orientées à la hausse, en dépit de la baisse des ventes de phosphates et dérivés (-14,1%), enregistrant une progression de 1,3% à fin septembre 2016, d’après l’Office des changes. Evidemment, l’OCP n’échappe pas aux vents contraires qui soufflent sur le secteur minier. Le géant du phosphate a dégagé un résultat net en baisse de 23% à 3 milliards de DH au premier semestre. La bonne mousson en Inde et l’apaisement des tensions sur la devise brésilienne constituent des motifs de satisfaction. L’OCP réalise 40% de son chiffre d’affaires sur ces deux marchés. L’Afrique génère 15% des revenus du groupe. L’Europe et les Etats-Unis sont les deux autres grands marchés d’exportations de l’industriel marocain (cf. notre édition N° 4863 du 26/09/2016).

Les cours du pétrole en 2017 revus à la hausse

LA Banque mondiale revoit à la hausse ses prévisions pour les cours du pétrole en 2017. Elle table désormais sur un prix de 55 dollars le baril de brut contre 53 dollars auparavant, en raison de l’accord des membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) visant à limiter la production. Les prix de l’énergie (incluant le pétrole, le gaz naturel et le charbon) devraient bondir de pratiquement 25% au cours des 12 prochains mois, une hausse supérieure aux prévisions de juillet dernier. En 2016, les cours du pétrole devraient s’établir en moyenne à 43 dollars le baril, sans changement par rapport aux estimations de juillet.

 

 

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