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Evénement

Tournée royale
Une nouvelle ère s’ouvre avec la Tanzanie

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4883 Le 25/10/2016 | Partager
Plusieurs conventions y seront signées
Tourisme, infrastructures, énergie, aérien, les secteurs
Un consul général tanzanien bientôt à Rabat

L’Afrique a tout à gagner du positionnement du Maroc. Un positionnement qui se réalise à travers l’investissement productif et des partenariats gagnant-gagnant, constatent observateurs et experts du continent. L’étape de la Tanzanie qui doit conduire le Souverain et la délégation qui l’accompagne est qualifiée «d’évènement historique sans précédent». Pour le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Augustine Mahiga, la visite royale «permettra aux deux pays de nouer des relations profondes et élargies». Plusieurs accords de coopération devront être signés entre les deux pays. Ils portent sur divers secteurs, notamment le transport aérien, le tourisme, les infrastructures et l’énergie. Sans oublier, bien évidemment l’investissement qui sera, à l’instar des autres pays africains encadré par une convention. Et bientôt, un Consulat général sera ouvert au Maroc, révèle le chef de la diplomatie tanzanienne. Ceci, en réponse à la récente nomination à Dar es Salam d’un ambassadeur marocain.
A noter que les relations politiques entre le Maroc et la Tanzanie remontent aux années 1960, à l’époque du président tanzanien Julius Nyerere et de Feu SM le Roi Mohammed V, qui entretenaient d’importants liens en relation avec le mouvement d’indépendance en Afrique. Il est à rappeler à cet égard le soutien du groupe de Casablanca à la lutte pour l’indépendance en Afrique, ainsi que le rôle du contingent de paix marocain au Congo pour sécuriser l’unité et l’intégrité territoriale de ce pays.
Aujourd’hui, le Maroc est déterminé à retrouver son rôle dans le concert des nations africaines. «Et c’est par les grandes portes de l’Ouest et de l’Est qu’il revient», constate Drissa  Kanambaye, expert des questions africaines et chercheur à l’Université catholique de Louvain, cité par la MAP. Pour d’autres observateurs, la tournée royale dans trois pays de l’Afrique de l’Est traduit «la doctrine politique africaine du Souverain». Une approche, qui donne la priorité à une coopération Sud-Sud engagée et solidaire.  L’actuelle visite royale aux pays d’Afrique de l’Est «traduit la ferme volonté du Maroc de jeter les bases d’un partenariat stratégique à l’image des relations qui existent déjà avec les autres pays du continent comme la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Gabon. Il s’agit d’un élan dynamique qui procède du leadership du Royaume dans le développement du continent et qui milite de plus en plus en faveur du retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine pour y jouer pleinement son rôle de fédérateur d’initiatives prometteuses pour l’Afrique.

Ibn Battouta est passé par là

C’était il y a 685 ans que le célèbre explorateur marocain Ibn Battouta a foulé le sol de la Tanzanie. «Avec l’actuelle visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’évènement nous rappelle ces souvenirs que nous devons utiliser à bon escient», témoigne Augustine Mahiga, ministre tanzanien des Affaires étrangères.  
Relayé par l’agence MAP, le ministre tanzanien a tenu à rappeler qu’Ibn Battouta était aussi un éminent chercheur. Le passage de l’explorateur marocain est resté dans les mémoires et est toujours enseigné et mentionné dans les manuels et livres d’histoire.
Bien avant l’arrivée des Européens sur la côte Est africaine, Ibn Battouta était déjà passé par là, et lorsque l’explorateur portugais Vasco de Gama a visité la région il fut très impressionné par l’héritage laissé par le voyageur et chercheur marocain sur l’île de Kilwa.

                                                                    

Déficits abyssaux, forte croissance

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La Tanzanie affiche une forte croissance malgré les affres d’une conjoncture internationale marquée par une baisse des cours de l’or, principale richesse du pays. Selon les données de la Coface, sur les 3 dernières années, la croissance s’est stabilisée autour de 7% du PIB. Le solde budgétaire à 6% environ. Mais le solde courant de la balance de paiement reste alarmant: entre 11 et 12% du PIB. Le pays importe plus qu’il n’exporte. Au titre des points forts, le pays dispose d’importantes ressources minières, notamment l’or et aussi d’un potentiel gazier, suite aux réserves découvertes en 2010.     
L’assureur crédit relève toutefois des lacunes en matière d’infrastructures, en particulier en matière d’énergie électrique et des transports.
Quoi qu’il en soit, la croissance reste soutenue par l’investissement dans le secteur extractif lié au projet d’exploitation des réserves gazières. De même, les services (commerce, télécommunications, intermédiation financière) affichent un dynamisme. En revanche le secteur agricole a souffert de la sécheresse.
Le niveau bas des cours des principaux produits exportés (or, coton, café, noix de cajou), conjugué à une production peu soutenue de ces mêmes produits, ne devrait pas permettre aux exportations de contribuer positivement à la croissance.
La demande des ménages reste soutenue par la hausse des dépenses sociales annoncée par le nouveau président, même si l’inflation pourrait en limiter l’impact. Mais elle doit juste gagner 0,3 points de croissance cette année. Elle est surtout dopée par la hausse des prix de produits alimentaires. D’autant plus que la dépréciation du shilling face au dollar a contribué au renchérissement du coût des importations.

 

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