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    International

    Moscou suspend ses raids aériens sur Alep

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
    Les Etats-Unis et l’UE jugent «la pause» insuffisante
    L’ONU incapable de garantir l’acheminement de l’aide humanitaire

    La Russie et la Syrie ont interrompu leurs bombardements aériens sur Alep mardi matin, avant une «pause humanitaire» prévue jeudi 20 octobre dans cette grande ville du nord de la Syrie, a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. Cette annonce a été faite quelques heures avant une «réunion de travail sur la Syrie» prévue mercredi 19 octobre entre le président français François Hollande, son homologue russe Vladimir Poutine, et la chancelière allemande Angela Merkel, à l’issue d’un sommet sur l’Ukraine. Une rencontre en terrain miné pour Poutine qui avait déprogrammé sa dernière visite à Paris.
    François Hollande a promis de «tout faire» avec la chancelière allemande pour «prolonger» la trêve dans les bombardements sur Alep, à l’occasion de leur rencontre avec le chef d’Etat russe prévue à Berlin. De source française, il s’agira de faire passer toujours le même message à Poutine sur la Syrie: un cessez-le-feu durable sur Alep et un accès humanitaire. De son côté Merkel a confié ne pas attendre de «miracle» sur ce dossier, jugeant que la question des sanctions contre la Russie en représailles de ses bombardements ne peut être enlevée de la table des discussions.
    Le département d’Etat américain et l’UE ont jugé bienvenue mais insuffisante la pause prévue dans les attaques russes et syriennes contre la partie orientale d’Alep, tenue par les rebelles.  
    C’est «purement un geste de bonne volonté des militaires russes», a commenté le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, assurant que l’arrêt de ces frappes n’était «aucunement lié» aux critiques émises par la France et l’Allemagne.
    L’ONU a quant à elle salué cette initiative mais estimé que la durée de ladite pause n’était pas suffisante pour permettre aux convois humanitaires d’acheminer l’aide aux civils des quartiers rebelles assiégés d’Alep.
    M. Dujarric, porte-parole de l’ONU, a rappelé que les Nations unies réclamaient des trêves d’au moins 48 heures dans ce genre de conflit pour mettre en route la machine humanitaire. Ce cessez-le-feu complet a été étendu à onze heures «à la demande des organisations internationales», au lieu des huit heures prévues initialement, a annoncé mercredi l’armée russe.
     Une énième rencontre consacrée au règlement de la crise syrienne s’est déroulée samedi dernier à Lausanne, en Suisse. Elle a réuni le ministre russe des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, le secrétaire d’État américain John Kerry, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura, ainsi que les ministres des Affaires étrangères turc, saoudien, iranien, qatari, jordanien, égyptien et irakien. Les discussions ont duré plus de 4 heures sans aboutir à une entente.

    250.000 civils et 8.000 combattants dans Alep-Est

    Lors de la rencontre avec les responsables de l’armée russe, retransmise à la télévision, Sergueï Choïgou a déclaré que l’interruption des frappes aériennes, en vigueur mardi à partir de 05h00 GMT, devrait contribuer à garantir la sécurité de six corridors destinés à l’évacuation des civils et à préparer celle des malades et des blessés hors de l’est d’Alep. Ce secteur abrite 250.000 civils et est bombardé sans relâche depuis fin septembre par le régime de Bachar El Assad et son allié russe. Le ministre russe s’attend aussi à ce que les rebelles quittent la ville, avec leurs armes, via deux corridors spéciaux, l’un par la route Castello, l’autre près du marché Al Khaï. Les Nations unies estiment à 8.000 le nombre de combattants se trouvant dans Alep-Est. o

     

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