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    Economie

    Agriculture: Une grosse opération de PPP

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
    Plus de 5.000 ha mis sur le marché dans différentes régions
    131 projets à réaliser dans les filières du plan Maroc Vert

    L’Agence pour le développement agricole (ADA) vient de lancer deux nouveaux appels d’offres pour la location de terres sur une superficie de 5.652 ha, répartis sur 131 projets. L’essentiel de ce foncier fait partie du domaine privé de l’Etat. Une petite partie, 360 ha, relève du foncier Habous. Le dernier délai pour soumissionner à ces appels d’offres est fixé au 7 décembre 2016 pour les terres du domaine privé de l’Etat (5.292 ha) et au 22 novembre 2016 pour celles du Habous. Les dossiers des appels d’offres sont téléchargeables du portail www.ada.gov.ma.
    Les soumissionnaires devront présenter des projets sur la base du partenariat public-privé en tenant compte du potentiel agronomique et des ressources hydriques des terres mises en location et des orientations des déclinaisons régionales du plan Maroc Vert. Toutes les filières sont donc ciblées pour peu qu’elles s’inscrivent dans le plan agricole régional et qu’elles soient en harmonie avec les spécificités de la région concernée. Les projets peuvent porter sur plus d’une filière à condition que l’ensemble soit cohérent. Les offres de projets seront évaluées par des comités d’experts interministériels en appliquant le barème de notation prévu par le règlement des appels d’offres. La grille d’évaluation tiendra compte de la cohérence technico-économique du projet, du degré d’intégration entre l’amont et l’aval et de la création d’emplois. Les adjudicataires devront s’engager sur le délai de réalisation de leurs projets. Un délai qui dépendra de la nature de chaque filière et activité. En tout cas, pour s’assurer que les projets soient réalisés dans les temps, l’ADA prélèvera une caution bancaire de 2,5% ou 5% sur le montant d’investissement en fonction de la taille des unités d’exploitation. En cas de retard, la caution peut être récupérée par l’Etat et la convention résiliée. En contrepartie de l’exploitation des terres mises en location, les titulaires devront débourser une redevance annuelle, indexée d’office sur la base de la valeur locative de chaque unité. La durée de location dépendra du type d’activité envisagée et variera entre 17 et 40 ans. Parmi les critères qui seront déterminants, figurent le degré de valorisation des terres et le nombre d’emplois créés en milieu rural.
    La concrétisation des projets fera l’objet du suivi d’une commission interministérielle, composée de l’ADA, de la Direction des affaires rurales (Intérieur), de la Direction des domaines de l’Etat (Finances) et de l’AMDI. L’ADA sera également regardante sur la conformité des projets avec les engagements des investisseurs. En plus du suivi, une évaluation périodique est effectuée à la demande de l’ADA par un intervenant externe en s’appuyant sur un cahier des charges élaboré par la commission de suivi.

    Déjà un taux de réalisation de 92%

    La première opération de partenariat public-privé dans le secteur agricole remonte à 2006. La superficie globale des terres mises en location jusqu’à 2016 s’élève à 111.000 ha. L’évaluation de ce dispositif à fin juin 2016 a montré que sur les 15,2 milliards de DH promis, 14 milliards de DH ont déjà été investis. Ce qui correspond à un taux de réalisation des projets de 92%. Ces investissements concernent notamment la production végétale (2,2 milliards de DH), l’élevage (1 milliard de DH), les unités de valorisation (1,3 milliard de DH). A cela s’ajoutent 4,7 milliards de DH investis dans la mise à niveau des unités concernées, notamment les aménagements hydro-agricoles et fonciers. Le PPP a permis la mise à niveau des terres louées aux opérateurs privés. Ainsi, 37.500 ha ont déjà été équipés d’irrigation localisée et de 1.600 engins agricoles, dont 1.000 tracteurs, 126 semoirs… La production d’agrumes et d’oliviers s’élève respectivement à 260.000 et 57.000 tonnes. A terme, ces productions s’élèveront à 650.000 et 211.000 tonnes.

     

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