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    Analyse

    Investissement public
    Favoriser l’émergence de pôles régionaux

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
    L’effort public permet un rattrapage des régions à faible contribution au PIB
    190 milliards de DH pour financer les chantiers publics en 2017
    Amélioration des ressources affectées aux régions
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    Le montant global des investissements publics est en progression. Il est passé de 167,3 milliards de DH en 2011 à 190 milliards en 2017, soit une hausse de 13,6%. Idem pour les crédits d’investissement au titre du budget général qui ont augmenté de 53,9 milliards de DH en 2011 à 63,6 milliards en 2017, soit une croissance de 18%. Les établissements  et entreprises publics ont maintenu le niveau à 107 milliards en 2017

    «Quelle est l’utilité de la régionalisation, de la décentralisation et de la déconcentration si la situation d’antan persiste et les problèmes précédents sévissent encore», s’est interrogé le Souverain lors de l’ouverture de la session d’automne du Parlement. Un constat de bureaucratie et une multitude d’obstacles dressés face aux investissements. Sauf que pour les investissements publics, les choses prennent une autre dimension. Surtout au niveau régional. Les premiers chantiers de la mise en œuvre de la régionalisation avancée ambitionnent de donner corps à l’objectif d’émergence de pôles régionaux attractifs.  Ainsi, le gouvernement a déployé des efforts ces dernières années pour dégager des marges budgétaires en faveur de l’investissement, avec la volonté d’en faire un véritable levier de croissance. D’ailleurs, le montant global des investissements publics est en progression. Il est passé de 167,3 milliards de DH en 2011 à 190 milliards de DH en 2017, soit une hausse de 13,6%. Idem pour les crédits d’investissement au titre du budget général qui ont augmenté de 18%  pour s’établir à 63,6 milliards de DH en 2017 contre 53,9 milliards de DH en 2011. Quant aux établissements et entreprises publics, ils ont maintenu le niveau à 107 milliards en 2017.
    Pour le ministère des Finances, l’intensification de l’investissement public a permis d’impulser une nouvelle dynamique des territoires. C’est aussi un levier important pour drainer l’investissement privé dans les régions, notamment dans les secteurs agricole et industriel. A ce titre, les IDE ont été multipliés par 10 entre 2008 et 2014, avec l’arrivée de grands investisseurs comme Renault, PSA Peugeot Citroën et Bombardier. Cela a un impact positif sur les exportations et l’emploi. Cette dynamique sera renforcée à travers le processus de mise en œuvre de la régionalisation avancée et l’émergence du modèle de développement des provinces du Sud comme locomotive pour les autres territoires. En effet, un ambitieux programme de développement, doté d’un budget de 77 milliards de DH et d’une banque de 200 projets, a été lancé. Sa réalisation va contribuer à améliorer le produit local et créer 120.000 emplois. Avec ces niveaux, les provinces du Sud jouent un rôle de passerelle régionale et un hub économique pour l’Afrique. Il s’agit de lier le Sahara marocain à l’ensemble du reste du Maroc et des pays d’Afrique subsaharienne. Des infrastructures de base qui permettront à cette région de s’ériger en un nouveau pôle de développement plaçant le citoyen au cœur de tous les programmes. Cette stratégie vise la gestion des ressources naturelles, la protection de l’environnement, le renforcement des réseaux de communication…
    Cet intérêt pour les régions est illustré dans la loi de finances en cours, qui a prévu la mise en place de mécanismes financiers au profit des régions. Pour 2017,  le taux de l’IS et de l’IR affectés aux régions sera porté à 3% chacun au lieu de 2% actuellement. Et cela dans la perspective d’atteindre 5% et 20% de la taxe sur les contrats d’assurance au lieu de 13%. A cela s’ajoute l’allocation de 2 milliards de DH comme crédits supplémentaires du budget général de l’Etat. L’autre mécanisme consiste dans la création du Fonds de mise à niveau sociale et du Fonds de solidarité interrégionale. Toujours pour l’année prochaine,  le gouvernement compte mettre en place un plan stratégique de transfert progressif des ressources et des compétences vers les régions, tout en assurant les mécanismes d’accompagnement financiers et humains. L’autre action du gouvernement visant l’émergence de pôles régionaux concerne l’accélération de la mise en œuvre de la déconcentration administrative. Celle-ci permettra d’assurer l’efficacité des interventions de l’Etat et des collectivités territoriales. Tout cela s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre effective de la régionalisation avancée.
    En tout cas, la contribution de l’Etat à cet effort de développement par une répartition plus équitable de l’investissement a permis d’enclencher le rattrapage des régions à   faible contribution au PIB, même si la domination de certaines régions reste intacte. Ainsi, Casablanca-Settat a réalisé la part moyenne du PIB la plus importante durant la période 2001-2014, avec 26,8%, suivie de Rabat-Salé-Kénitra avec 14,8%, Marrakech-Safi (11,9%) et Fès-Meknès (10,2%).  Ces quatre régions totalisent 63,7% du PIB national traduisant un héritage appelé à être résorbé selon des dynamiques en cours, à travers les stratégies territorialisées. En termes de rythme de croissance, ce sont les régions à faibles contribution qui ont les trajectoires les plus dynamiques, avec des taux plus élevés que la moyenne nationale (5,8%) durant la période 2001-2014.

    Banque de projets

    Une banque intégrée de projets d’investissement sera élaborée, avec des informations sur les sources de financement pluriannuel, leur répartition régionale et leur impact économique et social, via des indicateurs chiffrés. D’ailleurs, une nouvelle approche de gestion des projets d’investissement public sera lancée à partir de 2017. Elle est basée sur la mise en place de critères unifiés pour la sélection, le suivi de réalisation et l’évaluation de l’impact des projets. Ces critères prévoient la nécessité de disposer des études préalables des projets, qui déterminent le rendement économique et social, le coût, la durée de réalisation et les moyens de financement. D’autres critères ont trait au degré de concordance avec les stratégies sectorielles et la disposition de mécanismes de suivi de réalisation et d’évaluation de l’impact sur le quotidien des citoyens.

     

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