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    Où est passée la stratégie de l’emploi?

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager
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    Hicham Zouanat, président de la Commission emploi et relations sociales de la CGEM: «Pour créer des postes, il faut d’abord trouver des solutions aux contraintes de l’entreprise, car c’est le principal créateur d’emplois au Maroc» (Ph. L’Economiste)

    Présentée en décembre 2015, en fin de mandat, l’ambitieuse stratégie nationale de l’emploi, visant à créer 200.000 postes par an d’ici 2025, a disparu des radars. Elle n’a même pas été lancée officiellement. Le patronat, écarté de son pilotage, n’en sait pas grand-chose non plus. Le président de la Commission emploi et relations sociales de la CGEM, Hicham Zouanat, revient sur l’urgence de mesures incitative pour doper la compétitivité des entreprises et relancer la création d’emplois. Il insiste notamment sur la réforme de la législation sociale et du code du travail.  

    - L’Economiste: Où en est la stratégie nationale pour l’emploi?
    - Hicham Zouanat:
    Nous devions être dans le comité de pilotage, mais personne ne nous a invités. Je ne peux donc pas vous dire ce qu’il en est, je n’ai rien vu passer. Il n’y a, d’ailleurs, même pas eu de lancement officiel de cette stratégie qui a été présentée en fin de mandat.
    Il ne devrait pas y avoir une stratégie faite pour un gouvernement d’un côté, et la réalité économique des sociétés de l’autre. La feuille de route doit, d’abord, prendre en considération les contraintes de l’entreprise, car c’est le principal créateur d’emplois au Maroc. Contrairement à la Tunisie ou à la Jordanie où le public assure 60% des emplois, au Maroc, 91% des postes sont créés par le privé. Pour générer des opportunités de travail, il faut trouver des solutions aux contraintes du monde des affaires.

    - Quelles sont les mesures qui vous tiennent le plus à cœur?  
    - La promulgation de la loi sur la grève, adoptée en Conseil des ministres le mois dernier, la réforme du code du travail, et là-dessus, il y a pas mal de chantiers sur lesquels nous sommes en retard, notamment la flexibilité, et le coût de la fiscalité et des charges sociales. C’est le minimum. Après, nous pouvons nous intéresser au coût de l’énergie, du foncier, du financement… si nous réglons tout cela, nous n’aurons même pas besoin d’une stratégie.

    - Avec le changement de l’équipe gouvernementale, cela devrait prendre encore du temps…
    - Nous attendrons la formation du nouveau gouvernement pour voir comment il voit les choses. La CGEM présentera après son cahier des charges. Nous espérons que l’approche sera encore plus constructive avec cette nouvelle mouture. Des acquis ont été réalisés, nous ne pouvons pas le nier. Le chef du gouvernement arbore une conviction pour l’entreprise. Il a, par exemple, proposé un projet de loi sur la grève. Maintenant, la majorité doit l’adopter au Parlement. Le deuxième chantier est celui de la réforme des articles caducs du code du travail. Comme la flexibilité qui n’existe pas. A titre d’exemple, au niveau de la durée de l’intérim, son coût, le nombre de renouvellement… Et le coût du licenciement. Nous devons juste nous arrimer sur ce qui se pratique dans notre région. Le Maroc a signé 56 accords de libre-échange, et il est déficitaire dans 55 d’entre eux. Si nous n’offrons pas de flexibilité aux entreprises, nous ne serons pas compétitifs et les créations d’emplois se feront toujours de l’autre côté.
    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

     

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