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    Syrie: Des pourparlers pour sortir de l’impasse

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4877 Le 17/10/2016 | Partager
    Russes, Américains, Européens, pays arabes... une grande rencontre à Londres
    Rapports tendus entre John Kerry et Serguei Lavrov
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    John Kerry et son homologue russe Serguei Lavrov ne s’étaient pas revus depuis le début de l’offensive russo-syrienne à  l’est d’Alep sur des quartiers tenus par les rebelles (Ph. AFP)

    Les offensives se poursuivent sans relâche en Syrie. Pour arrêter le massacre, John Kerry, secrétaire d’Etat américain, s’est rendu hier, dimanche, à Londres pour rencontrer ses homologues européens (non conviés la veille à Lausanne) pour une énième tentative de paix au pays du Cham. A l’heure où nous mettions sous presse, les pourparlers se poursuivaient encore à Londres pour parvenir à un cessez-le-feu immédiat.
    Lors de la première session des pourparlers à Lausanne,  qui a eu lieu samedi dernier,  tous les intervenants ont confirmé leur objectif de préserver l’indépendance et la laïcité de la Syrie. Cependant, cette rencontre n’a pas connu de grandes avancées. Mais John Kerry veut garder espoir. «Il y a plusieurs idées qui doivent être rapidement creusées, avec l’espoir qu’elles puissent contribuer à résoudre les problèmes qui empêchaient la mise en œuvre du précédent cessez-le-feu», a insisté le chef de la diplomatie américaine, sans en dire plus. Pour sa part, son homologue russe Serguei Lavrov a affirmé que les participants à ce sommet se sont mis d’accord «sur la prolongation du contact pour les jours à venir» afin de trouver une solution aux massacres que subissent les Syriens. «Nous avons dit clairement qu’il faut au plus vite commencer le processus politique», a-t-il déclaré à la presse russe.
    En plus des Etats-Unis et de la Russie, cette rencontre a réuni sept principaux pays impliqués de près ou de loin dans ce conflit: l’Iran, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie, l’Irak, la Jordanie et l’Egypte. Dans un climat assez tendu, les intervenants accusent la Russie de «crimes de guerre» à Alep.
    Depuis un an déjà, Russes et Américains tentent en vain d’instaurer le cessez-le-feu en Syrie. A chaque fois, les tentatives de paix volent en éclats après quelques jours. La dernière tentative en date a échoué fin septembre. Depuis, l’offensive russo-syrienne sur les quartiers tenus par les rebelles à l’est d’Alep a causé plus de 370 morts,  essentiellement des civils.  
    Le régime de Damas et son allié russe déclarent que leurs offensives visent à éradiquer les terroristes, principalement les rebelles du groupe Fatah al-cham, l’ex- front Al-Nosra.
    Moscou a proposé, la semaine dernière, une sortie sécurisée pour les rebelles. Une proposition soutenue par l’ONU qui a présenté un plan pour évacuer les combattants de Fatah al-cham. Toutefois, l’opposition montre une réticence face à ce plan redoutant que le régime russe ne veuille forcer une reddition complète.

     

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