×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    International

    L’automobile garde le rythme

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4877 Le 17/10/2016 | Partager
    + 7,2% en septembre, + 8% en cumul sur neuf mois
    La dynamique est tirée par l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne

    Tiré par l’Italie, l’Espagne mais aussi l’Allemagne, le marché européen des voitures neuves a crû de 7,2% en septembre, selon les données publiées par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).  Le marché a absorbé 1,45 million d’unités, un chiffre qualifié de record.
    Les constructeurs français ont connu des sorts très contrastés. Le groupe Renault a vu ses immatriculations bondir de 18,7% tandis que celles de PSA décrochaient de 5,2% par rapport aux niveaux de septembre 2015. La solide croissance du mois dernier est à attribuer à la vigueur de la tendance en Europe du Sud. L’Italie, 4e marché automobile européen, a mis 17,4% de plus de voitures particulières neuves sur ses routes que lors du même mois de l’année dernière. Le marché espagnol, cinquième, a progressé de 13,9%.
    L’Allemagne a également contribué à la hausse générale avec +9,4%. Le Royaume-Uni (+1,6%) et la France (+2,5%), respectivement deuxième et troisième débouchés automobiles dans l’Union, enregistrent des rythmes plus modestes.
    Sur les neuf premiers mois de l’année, le marché européen progresse de 8%. C’est bien au-delà des prévisions des industriels qui tablaient sur 5% pour l’ensemble de 2016. En neuf mois, 11,24 millions de voitures ont été immatriculées. Si la tendance se maintient, le marché pourrait atteindre plus de 14,7 millions d’unités en 2016 contre 13,7 millions l’année dernière (près de 16 millions d’unités avaient été immatriculées en 2007).
    En 2016 et 2017, les constructeurs devraient afficher de bons résultats, fruits d’efforts sur les coûts mais surtout de la reprise de la demande, selon l’étude Euler Hermes «Dans un marché automobile mondial à deux vitesses, quels défis pour l’avenir?». En Europe, les constructeurs allemands affichent des rentabilités opérationnelles proches de 7% et celles des français avoisinent 4,5%. Côté chiffre d’affaires, ils sont attendus en croissance de 6% en Allemagne et 5% en France en 2016 (+4% et +3% respectivement en 2017). Les gains de compétitivité de certains pays européens ont accéléré les transferts de production vers les pays low-cost (principalement à l’est et au sud). La France et l’Italie, en raison du fort positionnement des constructeurs sur les petits modèles, ont ainsi connu d’importantes baisses de production (respectivement -35% et -21%). Pour les experts de Euler Hermes, les contraintes et incitations environnementales (restriction de la circulation en ville, subventions aux véhicules propres) poussent l’ensemble des constructeurs à se positionner sur les nouvelles technologies, allant de l’hybride au tout-électrique. Mais la route vers un futur totalement décarboné sera encore longue. Un thème qui ne manquera pas d’être abordé lors de la COP22 prévue du 7 au 18 novembre à Marrakech.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc