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    Economie

    Agriculture/Economie d’eau

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4877 Le 17/10/2016 | Partager
    L’Inra invite au débat autour des défis des changements climatiques
    Et expose aux pays africains et arabes sa stratégie en matière d’irrigation
    Développement des technologies de pointe et mise en place de PPP, les outils
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    Philippe Poinsot, coordinateur résident des Nations unies au Maroc, rappelle que les changements climatiques exercent une pression forte sur les ressources en eau dont 70% consommées par l’agriculture (Ph. NEA)

    Comment produire plus en agriculture tout en économisant de l’eau devenue une ressource précieuse avec les changements climatiques? Une question qui interpelle sérieusement les responsables de différents pays notamment ceux des pays africains et arabes. Ces derniers sont donc invités à renforcer leur coopération en commençant par l’échange d’expériences et de bonnes pratiques pour l’économie d’eau dans le domaine agricole. C’était l’objectif de l’atelier organisé par le ministère de l’Agriculture à travers l’Inra. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’initiative de partenariat Sud-Sud et de la coopération triangulaire pour le développement agricole et l’amélioration de la sécurité alimentaire (SSTC-ADFS). Signalons que près d’une dizaine de pays sont adhérents à cette initiative parmi eux figurent le Maroc, la Turquie, la Hongrie, l’Algérie, l’Ouzbékistan, le Soudan…
    «Aujourd’hui, près de 70% des ressources en eau sont utilisées dans le secteur agricole, ce qui explique l’importance de la thématique de la rencontre de Rabat», signale Philippe Poinsot, coordinateur résident des Nations unies au Maroc.
    A l’instar des autres pays de la région, le Maroc est aussi interpellé par l’impact des changements climatiques sur sa production agricole avec des apports en eau très irréguliers d’une année à l’autre. Dans ce contexte climatique défavorable et pour accompagner son développement, le Maroc s’est engagé depuis longtemps, dans la voie de la mobilisation des ressources en eau en adoptant une démarche de planification et de gestion intégrée de cette ressource», rappelle Michael George Hage, Représentant de la FAO au Maroc.
    Cet atelier va permettre un échange notamment entre les pays du Sud sur les différents aspects de l’agriculture irriguée, voie dans laquelle le Maroc a accumulé une riche expérience, indique M’Hamed Belghiti, directeur adjoint au ministère de l’Agriculture. Ce dernier rappelle que près de 100 milliards de DH sont mobilisés pour le volet irrigation dans le cadre du plan Maroc Vert pour la réalisation de trois programmes. Le premier porte sur l’économie d’eau pour développer des technologies permettant de faire face aux effets de la sécheresse. Plus de 20 milliards de DH seront consacrés à l’extension d’irrigation avec un objectif de 160.000 ha de terres nouvellement irriguées. Sans oublier le volet du renforcement de la coopération public-privé en vue de drainer plus d’investissements.
    «Nous sommes à mi-chemin du programme d’économie d’eau qui vise à équiper la moitié des terres irriguées en technologie goutte à goutte. Aujourd’hui, nous sommes à 33% de cet objectif», conclut Belghiti.

     

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