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Evénement

Administration: La feuille de route royale

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4877 Le 17/10/2016 | Partager
Le citoyen placé au cœur du dispositif
Le digital doit être généralisé
Une charte avancée de la déconcentration
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 «Il est inconcevable que l’administration ne rembourse même pas les dettes qu’elle a contractées auprès des PME, alors qu’elle est censée les soutenir et les encourager, eu égard à leur rôle important dans le développement et l’emploi», a souligné le Souverain (Ph. MAP)

Une semaine après les législatives et l’élection des nouveaux députés, le discours royal prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session d’automne, vendredi, devant les deux chambres réunies, n’a pas dérogé à la règle. Le Souverain a livré une véritable feuille de route au prochain gouvernement. Mais, cette fois-ci, il s’agit de lancer une véritable réforme de l’administration.
Une administration,  qui ne répond plus aux attentes de la population et de l’entreprise, doit donc passer à la trappe. L’injonction royale est on ne peut plus claire. Si la dernière législature a été consacrée à la mise en œuvre de la Constitution de 2011, celle qui démarre devra se concentrer sur ce nouveau grand chantier. Mais attention, il ne s’agit plus de se contenter, comme depuis les années 90, de doter les ministères de formules comme «réforme de l’administration» ou «modernisation de l’administration» qui, dans la réalité, n’améliorent en rien la Fonction publique. Aujourd’hui, il s’agit de se doter d’un projet ambitieux à même d’en finir avec les lourdeurs et la bureaucratie. Et de ministres à la hauteur de la tâche.
Dans la vision royale de cette réforme, le citoyen est placé au cœur du système. Pour le Souverain, «la réforme de l’administration requiert un changement dans les comportements, les mentalités et des législations de qualité pour obtenir un service administratif public efficace». Il attire l’attention sur la nécessité de former et de mettre à niveau les fonctionnaires qui forment le maillon essentiel de la relation du citoyen à l’administration. L’environnement de travail doit être amélioré avec la mise en place de dispositifs d’incitation, de reddition des comptes et de sanctions.
Le Souverain montre la voie en rappelant la nécessité de généraliser «l’administration électronique, selon une approche intégrée, permettant aux différents départements et aux divers services un accès commun aux informations. De fait, l’utilisation des nouvelles technologies contribue à faciliter l’accès, dans les plus brefs délais, du citoyen aux prestations sans qu’il soit nécessaire de se déplacer souvent à l’administration et de s’y frotter. Car c’est là la cause principale de l’extension du phénomène de la corruption et du trafic d’influence». Ce chantier soit s’appuyer sur la régionalisation avancée pour rapprocher le citoyen des services et du centre de décision. Mais pour que cela soit effectif, il est impératif d’élaborer une charte avancée de la déconcentration administrative. Tout le monde est invité à «adhérer à la dynamique institutionnelle et de développement que nous conduisons dans notre pays».
SM le Roi est parfaitement conscient des multiples dysfonctionnements et failles de la fonction publique. Les informations lui remontent directement par les citoyens qui le sollicitent pour régler des problèmes ou lever des injustices. «Les administrations et les services publics accusent de nombreuses carences relatives à la faible performance et à la qualité des prestations qu’ils fournissent aux citoyens. Ces derniers pâtissent de la pléthore des effectifs, du manque de compétence et de l’absence de responsabilité chez de nombreux fonctionnaires», a souligné SM le Roi.
Attention, le Souverain relativise l’ampleur de ce phénomène: «Nonobstant les inconvénients  et les carences dont souffrent certains services publics, cela ne signifie pas que le tableau est noir et que l’administration ne remplit pas sa mission. En effet, celle-ci dispose de hautes compétences professionnelles et techniques et connaît une amélioration significative». Il cite l’exemple des grands chantiers réalisés et les politiques sectorielles réussies qui ont changé la physionomie du pays.

Hymne à l’investissement

La nécessité de lever les obstacles qui entravent l’investissement a également été abordée. Même avec la création des CRI et le guichet unique, des investisseurs rencontrent des problèmes. «Cette situation est inacceptable et elle ne saurait perdurer», souligne SM le Roi. Car, si un investisseur renonce à son projet, à cause d’un problème non résolu, c’est tout le pays qui en pâtit. Le Maroc se trouvera privé d’opportunités de développement avec la perte d’emplois que cela implique pour les citoyens.

 

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