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Economie

Déficit d’enseignants
Mission sauvetage à l’Education nationale

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4876 Le 14/10/2016 | Partager
Des instructions royales pour venir à bout du problème
Une rallonge budgétaire en discussion pour embaucher des milliers de profs
Les académies régionales mobilisées pour préciser leurs besoins
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Où trouver des enseignants à recruter? Ce sera sans aucun doute un casse-tête pour le ministère de l’Education nationale. Ils devront aussi être formés, ce qui nécessitera des mois avant qu’ils ne soient opérationnels (Ph. Sanady)

Le Souverain vient de donner ses instructions pour en finir avec le déficit d’enseignants qui plombe tous les efforts de réforme de l’école publique. Une crise qui pousse même certains profs, dépassés par l'encombrement de leurs classes, à retarder au maximum la rentrée scolaire (voir L'Economiste du 12 octobre 2016). Le ministère de l’Education nationale devrait recevoir une rallonge budgétaire exceptionnelle lui permettant d’embaucher des milliers de professeurs. Des discussions sont en cours avec le ministère des Finances, afin de préciser le budget nécessaire. Les 12 Académies régionales d’éducation et de formation (Aref), pour leur part, sont sur le pied de guerre. Elles sont toutes en train d’affiner leurs besoins en enseignants, qui devraient se chiffrer en plusieurs milliers. De son côté, le ministère prépare un «mécanisme de recrutement».  L’annonce officielle de ce «plan d’urgence» ne devrait pas tarder.
La mesure permettra de soulager les enseignants qui se retrouvent avec des salles de cours anormalement surpeuplées. «Avec ce projet, nous n’aurons plus de classes de plus de 45 élèves à Casablanca. Le montant alloué permettra à la fois de régler le problème des classes encombrées et des classes sans enseignants, et de réhabiliter les établissements», se réjouit le directeur de l’Aref de Casablanca-Settat, Mohammadine Ismaïli.
Généralement, faute de pouvoir recruter, les Aref tentent de s’en sortir comme elles le peuvent. C’est le cas de celle de Casablanca-Settat. Dans le cadre du nouveau découpage administratif, l’académie a accueilli cette rentrée presque un cinquième de la population éducative, avec plus de 1,3 million d’élèves. Cette année, elle a connu 1.911 départs anticipés et 1.078 départs à la retraite, mais n’a reçu que 1.601 stagiaires, soit moins de la moitié de ses besoins. «Dans un esprit d’équité, et pour assurer la rentrée pour tout le monde, nous avons organisé des redéploiements de professeurs au niveau de toutes nos provinces», relève Ismaïli. Certaines, comme celles de Nouaceur, Sidi Bennour, Mohammedia, El Jadida, Settat, … ont dû se montrer solidaires pour combler le déficit des localités dont la situation est beaucoup plus critique, comme Hay Hassani, My Rachid, Benmsik, Sidi Bernoussi,… l’Aref a également revu à la hausse le nombre d’élèves par classe. «Ce n’est pas un choix éducatif, mais une obligation liée au manque de ressources humaines», tient à préciser son directeur. Actuellement, 20% des classes du primaire à Casablanca-Settat comptent entre 45 et 50 élèves. Cette part monte à 45% au collège et à 25% au lycée. Un record de 56 élèves par classe a été enregistré au niveau de Hay Hassani.
La situation dans la métropole est particulière. Avec la forte migration, et même les mouvements internes de la population, de nouveaux quartiers peuvent subitement apparaître sur la carte éducative. Des promoteurs immobiliers construisent aussi des écoles, mais elles restent fermées, faute d’enseignants. Cela rend la tâche de l’Aref encore plus complexe.
La mini tutelle régionale n’hésite pas, en outre, à solliciter la solidarité des profs partis en retraire anticipée. Ces derniers, souvent acceptent d’offrir leurs services gracieusement.
Avec les recrutements prévus dans le cadre de l’initiative royale, l’espoir renaît. Cela dit, le problème de l’école publique n’est pas pour autant réglé. D’autres paramètres rentrent en jeu, notamment la formation des nouvelles recrues.

Quand le privé vole au secours du public!

Cela peut paraître curieux, car à l’accoutumée, ce sont généralement les établissements d’enseignement privé, en manque de ressources qualifiées, qui cherchent à employer les profs du public. Toutefois, il arrive aussi au public de solliciter les enseignants du privé, pour régler son problème de déficit, notamment pour le primaire. Cette année, à Casablanca, et plus particulièrement à Hay Hassani, le secteur privé a mis une douzaine de ses profs à la disposition d’une école publique primaire. Une initiative qui n’est pas isolée, puisque cela est d’usage dans d’autres régions.
Le partenariat public-privé en matière d’éducation n’est pas encore très poussé. Néanmoins, des échanges existent. Il arrive, par exemple, à des établissements publics de partager leurs équipements avec le privé. 

 

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