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Competences & rh

Enseignement supérieur
La galère du déficit d’enseignants

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4873 Le 11/10/2016 | Partager
Les CHU minés par les «DVD», les départs à la retraite, et le blocage du TPA
Certains de leurs départements fonctionnent avec seulement 2 professeurs
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Pr. Farid Chehab, doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca: «Nous sommes dans une sorte de schizophrénie. D’un côté nous manquons de professeurs, et de l’autre, nous les libérons pour partir» (Ph. Khalifa)

A l’instar des autres établissements de l’enseignement supérieur, les facultés de médecine et de pharmacie souffrent d’un manque cruel en enseignants-chercheurs. Peu nombreux dans les Centres hospitaliers universitaires (CHU), ils sont déchirés entre l’enseignement, les consultations et la recherche.
A la faculté de Rabat, par exemple, 53 professeurs sont partis à la retraite anticipée depuis 2012. Son besoin est de 20 par an, selon son doyen le Pr. Mohamed Adnaoui. Or, l’université Mohammed V, dont elle relève, n’a reçu cette année que près de 30 postes qui seront dispatchés entre ses 19 établissements.  Selon le doyen de la faculté de Casablanca, Pr. Farid Chehab, recruter des résidents et bénéficier de postes de praticiens hospitaliers du ministère de la Santé pourrait atténuer le problème.
- L’Economiste: Qu’en est-il du déficit en enseignants-chercheurs dans votre établissement?
- Farid Chehab: Au niveau des cours et des travaux dirigés, nous n’avons pas vraiment de problème, contrairement au Centre hospitalier universitaire (CHU), où il y a eu beaucoup de départs. Soit à la retraite pour cause de regroupements familiaux ou pour des raisons personnelles. Le ministère de l’Enseignement supérieur nous a promis des postes budgétaires, mais nous devons d’abord arrêter l’hémorragie. Nous sommes dans une sorte de schizophrénie. D’un côté nous manquons de professeurs, et de l’autre, nous les libérons pour partir. Des discussions sont entamées avec les enseignants. Chacun de nous doit faire un effort. L’administration, pour sa part, doit accorder des postes. Le ministère nous en a promis 5 en octobre. Nous attendons l’ouverture des concours, probablement en novembre. D’autres postes devraient être alloués en décembre. Du côté des militaires, cette année nous avons obtenu 3 postes, et il est possible de monter à 10.    

- Au niveau du CHU, quel est l’ampleur des besoins en effectifs?
- Outre les départs à la retraite, les départs volontaires en 2005 nous ont vidés. Cette opération nous a fait perdre 68 enseignants-chercheurs. Le blocage du Temps plein aménagé (TPA) a également poussé beaucoup d’entre eux à partir. Dans la majorité des services, nous n’avons que 2 enseignants. D’ici 2020, nous enregistrerons 24 départs à la retraite. J’ai demandé au ministère 25 postes.  

- Comment est organisé le TPA aujourd’hui?
- C’est désormais autorisé. Une commission nationale qui se réunit chaque mois a été mise en place. Les enseignants doivent soumettre leurs demandes et préciser là où ils veulent travailler. Ils ont le droit d’exercer en dehors des CHU deux après-midi par semaine. Maintenant, les process sont clairs. Malheureusement, le mal est déjà fait, nous avons perdu 20 professeurs à cause du blocage.  

- Très peu de postes sont accordés. Quelle serait la solution selon vous?
- Fonctionner avec un ou deux enseignants par service est très difficile. Les professeurs sont partagés entre l’enseignement, les consultations, la recherche,… Afin de les soulager, nous avons demandé au ministère de garder une partie des résidents au niveau du CHU. Ils pourront ainsi s’occuper des soins. Actuellement, au bout de 5 ans de formation à l’hôpital, ils sont tous affectés ailleurs. Cette année, pour la première fois, le ministère nous a autorisés à ouvrir un concours pour recruter des résidents, qui dépendront du CHU à la fin de leur cursus.
Il faudrait également bénéficier de postes de praticiens hospitaliers du ministère de la Santé, à l’instar du modèle français. Ces derniers pourraient aussi se charger des soins, tandis que les enseignants se concentreraient sur l’enseignement et la recherche. Trois à quatre par service nous aideraient énormément.

La recherche progresse, malgré tout

Même avec peu d’enseignants-chercheurs, les facultés publiques de médecine et de pharmacie essaient d’avancer en matière de recherche scientifique. Avec les appels à projets R&D lancés ces dernières années, elles ont pu décrocher d’importants financements. Celle de Casablanca, par exemple, a obtenu 50 millions de DH du CNRST. La faculté possède, en outre, un budget recherche de près de 20 millions de DH. Cette année, l’établissement a accrédité dix laboratoires de recherche. Plusieurs projets sont aujourd’hui en cours à la faculté, la seule à fabriquer des anticorps monoclonaux au Maroc, dont un appareil de dialyse en partenariat avec le laboratoire de biotechnologies de l’Ensem (qui sera bientôt breveté), et une «chambre blanche», destinée à préparer des greffons cornéens. L’établissement s’apprête aussi à acquérir, pour la première fois, un séquenceur de gènes.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH  

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