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Marrakech: Jardin Rouge met de la couleur à l’école

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4873 Le 11/10/2016 | Partager
L’école du village Oulad Bouaziz rénovée et rouverte
Des artistes invités par Montresso offrent aux enfants une fresque murale
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Fouad, alias CEET, revient sur les terres de ses origines marocaines et laisse aux enfants ses chicanos, ses poulets fétiches pour animer la fresque  (Ph. Montresso/L.Mucchielli)

C'est la deuxième fois que Jardin Rouge invite des artistes à l’école. Après avoir enchanté les murs du collège Tarik Ibn Ziad à Marrakech avec les fresques des deux Français Poes et Jo Ber, c’est au tour de l’école du village Oulad Bouaziz, à une vingtaine de kilomètres de Marrakech sur la route de Fès. Cet établissement vient de rouvrir ses portes en cette rentrée après une période de fermeture obligée pour travaux suite aux crues de l’hiver 2014. La cinquantaine d’élèves a donc pu reprendre le chemin de l’école tout près de leur domicile. C’est ici que l’on trouve également la résidence d’artistes Jardin Rouge et sa fondation Montresso. Pour ce nouveau départ, une grande fresque murale y a été réalisée par les artistes BIO et BG183 du collectif de graffeurs new-yorkais TATS CRU, DAZE également venu de New York et l’artiste français CEET. «C’est une première collaboration que nous voulions faire depuis longtemps, explique JLH, mécène de Jardin Rouge et patron of art of Montresso Art Foundation. Nous allons solliciter les collectionneurs et amis de la fondation, avec l’aide du magazine Madame à Marrakech, afin de faire une collecte de livres et de fournitures pour les enfants». La venue d’artistes graffeurs dans ce village a été un moment unique de rencontres. BG183, une pointure internationale qui a commencé à poser ses graffitis sur les métros new-yorkais au milieu des années 80, confie «je me revois en eux au même âge. Je voulais vraiment faire quelque chose de différent, je ne voulais pas faire un lettrage graffiti donc j’ai réalisé une pièce plus figurative sur le bonheur, l’amitié et le Maroc!» Et en effet, cette fresque ultra colorée résume bien le plaisir que ces artistes ont eu à participer à l’embellissement de cet établissement scolaire. Pour son compère BIO, du même collectif, «c’était très sympa de mettre de la couleur dans cette école. J’ai peint ce cœur (l’une de mes pièces favorites) pour leur offrir tout l’amour qu’ils méritent». Des graffeurs bien généreux. Quant au 3e New-Yorkais, DAZE, il explique que «l’école doit être un endroit cool et sympathique pour mieux apprendre. Dans la rue, j’ai vu tellement de chats, c’est d’ailleurs une des pièces que je peins souvent, que j’ai décidé de le peindre ici aussi car c’est ce que voulaient les enfants!» Enfin, Fouad, alias CEET, s’est fait la main au côté de la TruSkool toulousaine et a su développer autour de ses bubble letters un imaginaire folâtre et récréatif à son image. Les chicanos, ses poulets fétiches, font partie des personnages vedettes de la fresque. Il revient là sur les terres de ses origines marocaines et peint «pour donner le sourire et de la joie aux enfants».
Cette expérience marocaine n’est pas une première pour le collectif TATS CRU. En effet, ces artistes ont réussi en deux décennies à changer la perception des gens du graffiti. Pionniers de «Mural Kings», la preuve de la réussite de TATS CRU est l’acceptation de cette pratique comme un véritable art. Leurs peintures murales ornent les murs de nombreux hôpitaux, musées, écoles, entreprises et des institutions de New York.

De notre correspondante,
Stéphanie JACOB

 

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