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    Culture

    Hans Silvester présente ses «enfants de la nature»

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
    A la galerie Tindouf de Marrakech
    Du 12 novembre au 20 décembre 2016
    Une exposition très COP22
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    La galerie Tindouf à Marrakech consacre une exposition au photographe allemand Hans Silvester, du 12 novembre au 20 décembre prochain. En vedette, les beautés des peintures corporelles et des parures végétales des peuples de l’Omo (Ph. Galerie Tindouf)

    Plus de 35 ans qu’il parcourt les territoires menacés de disparition. Le photographe allemand Hans Silvester est aussi, et peut-être avant tout, un militant écologiste. Montrer des terres qui se détruisent tout en misant sur leur beauté, et rappeler à notre bon souvenir l’existence de peuples touchés par de graves mutations. Il s’y plonge, partage les quotidiens d’ethnies comme il l’a fait en Ethiopie où il s’est rendu une trentaine de fois. Les Bench, ce peuple du Sud, les Surma, et ceux de l’Omo, les héros de cette exposition à la galerie Tindouf de Marrakech, du 12 novembre au 20 décembre 2016. Des gens qui, selon lui, «possèdent une capacité créative et une spontanéité digne des plus grands artistes». Ses photographies fixent à jamais les beautés de leurs peintures corporelles et de leurs parures végétales. De tous ses voyages, le photographe en fait des livres ou des publications pour un plus large partage. Que saurait-on vraiment des Bench par exemple sans son reportage photographique? Les traces laissées de cette ethnie racontent l’histoire de ce peuple de montagne, isolé de tout. De ces paysans qui produisent le strict nécessaire à leur alimentation. Aucun surplus à vendre, donc aucune richesse. Même démarche en 2015 avec «Pastorale africaine» préfacé par Pierre Rabhi. Un conte visuel de haute volée sur les liens forts et dénués également de tout profit qui unissent les enfants gardiens de troupeaux et leurs vaches dès leur plus jeune âge chez les Surma. «Les peuples de l’Omo», «Fenêtre sur l’Afrique» ou «Donga, se battre pour séduire» sont autant de témoignages d’une vie ancestrale, très loin de la nôtre si industrialisée.
    Avant de parcourir l’Afrique dans les années 2000, Hans Silvester a touché à tout. Son succès est rapide, dès 1960, avec un livre remarqué sur la Camargue, légendé par Jean Giono. Passionné de photographie depuis son plus jeune âge, il l’est tout autant des voyages, choisissant ainsi le reportage comme créneau. Membre de l’agence Rapho depuis 1965, il a foulé du pied tous les continents, inaugurant en 1977 le premier numéro du magazine Géo avec une chronique sur un village du Pays Basque. D’ici ou d’ailleurs, on ne rappellera jamais assez la valeur de la photographie comme témoin de l’histoire des peuples et de l’humanité tout entière. Cette exposition entre en résonance avec la conférence sur le climat organisée par le Maroc en ce mois de novembre. Un hommage au travail humaniste de l’un des plus grands photographes militants écologistes.

     

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