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    Législatives 2016

    Marrakech/Safi: La razzia du PJD

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
    Le parti rafle 5 sièges sur 9 dans la préfecture de Marrakech
    Belle avancée du PAM qui cartonne dans les provinces
    Les résultats biaisés par le taux de participation, un des plus faibles au Maroc

    Réveil très dur pour beaucoup de Marrakchis après cette nouvelle victoire du Parti justice et développement. Le parti de la lampe a en effet réussi à s’emparer de 6 sièges sur les 9 à pourvoir dans la préfecture de Marrakech. Mais, le constat le plus criant est sans doute le taux de participation, un des plus faibles au niveau national. En effet, à peine 34% des électeurs ont voté vendredi dernier. Soit -8% par rapport à la moyenne nationale alors qu’en 2011, le taux de participation dans la préfecture était de 48%. Le deuxième constat est l’avancée du PAM dans la région. A l’exception de la préfecture de Marrakech, le Parti authenticité et modernité cartonne à Rhamna (2 sièges sur 3), à Kelaat Sraghna (2 sièges sur 4), Safi, Chichaoua (2 sièges sur 4) ou encore à Essaouira avec un fauteuil remporté par Asmaa Chaabi qui porte désormais les couleurs du PAM. Dans la ville de Marrakech, les résultats ont de nouveau montré la dualité des islamistes et des modernistes.
    Ainsi, tout comme en 2011, le PAM a raflé 3 sièges. Ils ont été remportés par Fatim-Zahra Mansouri, Jamila Afif et Omar Khafif qui ont donc pu tirer leurs épingles du jeu en remportant respectivement un siège dans les circonscriptions de la Médina/Sidi Youssef, au Guéliz et à la Ménara. La circonscription Médina-Sidi Youssef Ben Ali, celle dite de la mort, était sans conteste la plus chaude. Le PJD – qui pour rappel gère l’arrondissement du district – a présenté une liste menée par l’avocat Younes Benslimane qui a raflé 2 sièges avec près de 26.000 voix. Dans la circonscription de la Ménara, le maire actuel Mohamed Larbi Belcaid a réussi à s’emparer de deux sièges face à un des ténors du RNI et coordinateur régional du parti de la colombe Abdelaziz Banine qui est sorti bredouille de cette bataille. Le troisième siège est revenu à Khafif du PAM. Le résultat le plus inattendu est venu du Guéliz avec comme tête de liste, le pjdiste Youssef Aït El Haj Lahssen. Appelé à la dernière minute pour remplacer le salafiste Hammad Kabbaj dont la candidature avait été invalidée, ce candidat a réussi à se faire élire avec près de 28.000 voix. Aït El Haj Lahssen dont c’est la première expérience législative avait en face de lui Jamila Afif du PAM qui n’a obtenu que 21.765 voix alors qu’Errachid Bendrioueich n'en a récolté que 10.454. Le troisième constat est le non-renouvellement des têtes de liste. A une exception près, l’ensemble des nouveaux élus sont des anciens parlementaires. Des représentants qui n’ont pas souvent donné satisfaction aux Marrakchis durant le mandat précédent. Ce qui expliquerait peut-être le très faible taux de participation dans la cité ocre!

    Ils ont perdu leurs fauteuils

    Il y a les gagnants de ce scrutin et les perdants. Un des premiers perdants et des plus inattendus, Abdelaziz Banine du RNI, parlementaire déchu qui s’est présenté à la circonscription de la Ménara. Son rival du PJD a réussi à rafler la mise avec plus de 34.000 voix ne laissant que des miettes à ses concurrents. Autre rniste parlementaire passé à la trappe, Moulay Ismael Mghari, qui s’est présenté à la Médina/Sidi Youssef. Dans les régions, Abdelali Doumou de l’USFP a perdu son fauteuil de parlementaire à Kelaat Sraghna alors qu’Ali Rahimi et Ibrahim Otoukart de l’UC ont perdu les leurs au Haouz et à Chichaoua. Mohamed El Ferrah du mouvement populaire, ancien parlementaire, n’a pas non plus réussi à se faire élire à Essaouira. De la même ville, Mohamed Jenni du RNI est également sorti bredouille de cette bataille.

     

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