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    Législatives 2016

    Deux pôles et des partis satellites

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
    Le PJD et le PAM se partagent la majorité absolue
    Au gouvernement ou l’opposition, les autres formations en déclin
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    Excepté le tandem PJD-PAM, tous les autres partis ont vu leurs scores reculer par rapport aux législatives de 2011. Le recul a concerné aussi bien les partis de la majorité que ceux de l’opposition (Source: MAP)

    Une nouvelle carte politique se dessine. Les résultats des élections législatives du 7 octobre consacrent désormais le bipartisme. Deux formations politiques se partagent la majorité absolue avec un total de 127 sièges à la première Chambre. Tous les autres partis de la majorité sortante comme ceux de l’opposition se retrouvent dans une situation satellitaire.
    Le Parti de la justice et du développement (PJD) renforce sa position et conserve son leadership en tant que première formation du pays. Mais le PAM (Parti authenticité et modernité) réalise la plus forte poussée sur l’échiquier politique. «Une dynamique inédite dans le système partisan marocain», soulignent de nombreux observateurs. Totalement absent des résultats des législatives de 2007, le parti a remporté 47 sièges en 2011 et 102 cette année. Un score phénoménal puisqu’en 2009, il comptait à peine une dizaine de conseillers communaux élus sous l’étiquette «sans appartenance».
    Aujourd’hui, le PJD et le PAM bénéficient du leadership et de la capacité d’entraînement qu’ils peuvent exercer, chacun dans son domaine. D’un côté, «le pôle conservateur» avec le référentiel islamique, de l’autre celui de la modernité revendiquée par le parti d’Ilyas El Omari.  
    Fait marquant aussi, ces partis de création récente surclassent les formations classiques qui occupaient le champ politique depuis des décennies. Avec cette nuance, tous les anciens partis sont en déclin. Ceux qui ont participé à la dernière législature ainsi que les opposants ont essuyé d’énormes pertes en termes de sièges. (Voir info ci-contre). Signe d’organisation à bout de souffle ou de déficit de création des idées et d’animation du champ partisan? Sans occulter également les déchirements et les tensions qui ont plombé les partis traditionnels comme l’Istiqlal, l’USFP, le PPS et même le Mouvement populaire. Les quatre ayant perdu de nombreux sièges et partant, une représentativité territoriale. L’axe Kénitra-Rabat-Casablanca, autrefois fief de l’USFP  et dans une moindre mesure du PPS, est ainsi passé sous les couleurs du tandem PJD-PAM.      
    De ce fait, les partis qui ont enregistré un grand recul «doivent faire leur autocritique s’ils veulent se maintenir sur l’échiquier politique», constatent des politologues.   
    Par ailleurs,  un problème de fond interpelle ces partis dits traditionnels qui peinent aujourd’hui  à mobiliser leurs propres troupes. Le faible taux de participation est on ne peut plus révélateur à cet égard. Et au-delà,  un débat doit voir le jour sur le projet de société auquel aspire la nation selon toutes ses franges, les élites tout comme le commun des citoyens.

     

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