×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    «Permettons à la recherche de décoller!»

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
    Lenteurs administratives, taxation des dons, TVA sur le matériel… freinent le secteur
    Grâce à sa gouvernance, le centre bénéficiera de plus de souplesse
    hicham_medromi_068.jpg

    Hicham Medromi, directeur de l’Ensem: «Les industriels qui s’installent au Maroc ont besoin d’innover. Nous devons les accompagner» (Ph. F. Al Nasser)

    - L’Economiste: Le centre pourra-t-il contourner toutes les contraintes qui bloquent la recherche?
    - Hicham Medromi:
    La gouvernance du centre, qui sera géré par une fondation à but non lucratif, lui permettra de contourner les lourdeurs administratives liées au financement. Cela dit, d’autres contraintes demeurent. Les dons des industriels aux universités et institutions de recherche, par exemple, ne sont pas exonérés d’impôt, comme cela est d’usage à l’international. Cela limite leur contribution au financement de la recherche. Les compléments de bourse accordés aux doctorants en vue de les motiver sont, également, soumis à un IR de 17%. Actuellement, les meilleurs doctorants reçoivent une bourse d’excellence de 3.000. Ce n’est pas suffisant pour les garder dans les laboratoires. Le centre devra donc leur verser un appoint qui proviendra des contrats avec les partenaires industriels. Mais il sera imposable.
    D’un autre côté, les équipements R&D sont soumis à la TVA.

    - Combien comptez-vous offrir aux doctorants?
    - Le centre leur offrira un complément de 4.000 DH par mois. Un montant qui sera, toutefois, imposable à 17% d’IR.
    Dernièrement, une décision conjointe entre l’Enseignement supérieur et les Finances a permis d’accorder une indemnisation de 12.000 DH nets par mois aux enseignants-chercheurs sur les projets R&D. Alors qu’avant, ils n’étaient pas rémunérés, ce qui les poussait à préférer la recherche fondamentale, où il n’y a pas vraiment de pressions. Cela donnera donc un élan à la R&D.

    - La décision conjointe, a-t-elle apporté d’autres avantages?
    - Elle a permis d’améliorer l’indemnité journalière des étudiants chercheurs. Avant, elle était de 100 DH par jour. Actuellement, elle peut aller jusqu’à 1.000 DH nets par jour, en fonction des diplômes.
    Néanmoins, il existe encore un grand problème à résoudre, celui de la lenteur des procédures. Entre le lancement de l’appel à projets R&D, l’exécution des financements et le démarrage effectif des travaux, jusqu’à deux ans peuvent s’écouler. Entre-temps, le projet peut devenir obsolète. 
    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc