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    Sciences de l’ingénieur
    Un centre R&D inédit voit le jour à l’Ensem

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
    Premier du genre en Afrique, il couvrira l’aéronautique, l’automobile, l’impression 3D, le cloud,…
    Il associe des industriels et opérateurs publics qui ont mobilisé 55 millions de DH
    Parking intelligent, photovoltaïque, data center… un bâtiment bourré de technologies
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    La présidence du Centre de R&D et d’innovation en sciences de l’ingénieur reviendra au conseiller du Roi, André Azoulay. Une personnalité de haut rang, et un carnet d’adresses bien garni, qui lui permettra, sans doute, de rayonner à l’international (Ph. Bziouat)

    Il y aura sans doute un avant et un après le Centre de R&D et d’innovation en sciences de l’ingénieur de Casablanca. Ce sera le premier du genre en Afrique. Il associera une quinzaine d’opérateurs publics (université Hassan II, CNRST, ministère de l’Enseignement supérieur, la région Casablanca-Settat, la ville de Casablanca, Académie Hassan II des sciences…) et industriels (Safran, Altran, Cosumar, ONE,…). «Ce centre regroupera les meilleurs doctorants et chercheurs du Maroc, qui pourront répondre à des appels à projets nationaux et internationaux. Il fonctionnera par projets et non par axes, comme c’est le cas des institutions de recherche aujourd’hui, afin de répondre aux commandes des industriels», explique Hicham Medromi, directeur de l’Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique (Ensem). L’établissement, qui a initié son ouverture sur le monde de l’entreprise à partir de 2006, a pu mobiliser tous les partenaires autour de ce projet, dont la pose de la première pierre a été réalisée par le Roi en octobre 2014.
    Afin de contourner toutes les lourdeurs administratives auxquelles font face les acteurs de la recherche au Maroc, le centre sera géré par une fondation. Sa présidence reviendra à une grande personnalité, le conseiller du Roi, André Azoulay, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi. Un choix qui lui permettra sans doute de rayonner à l’international, grâce au super carnet d’adresses du conseiller. Cela fait d’ailleurs partie de ses ambitions. Les acteurs publics et privés associés à la création de l’institution, inspirée des meilleures pratiques à l’international, siègeront à son conseil d’administration.

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    Etalé sur 1.600 m², le centre abritera trois laboratoires et fera rapidement l’objet d’une extension. Il ambitionne d’atteindre environ 100 millions de DH par an dès 2020 (près de 30 brevets déposés et 1.200 publications dans des revues indexées à terme)
    Source: Ensem

    Doté d’un budget de plus de 55 millions de DH (60% sont assurés par les industriels), il bénéficiera d’une autonomie de 4 ans. Les commandes des industriels ont déjà été identifiées. Elles représentent, selon l’Ensem, une autonomie de 10 ans.
    Le centre sera spécialisé dans des secteurs d’avenir, dont l’automobile, l’aéronautique, le cloud, la sécurité informatique… il abritera également le premier centre de prototypage (impression 3D) orienté R&D au Maroc, pour l’automobile et l’aéronautique. Trois enseignants-chercheurs sont actuellement en formation dans le domaine en France.
    Une équipe de 150 enseignants-chercheurs et 300 doctorants travailleront ainsi sur plusieurs projets innovants (bus électrique, drone, sous-marin, smart city,…).  
    Le bâtiment sera bourré de technologies, développées par plus d’une trentaine d’enseignants-chercheurs de l’Ensem, et qui feront bientôt l’objet de dépôt de brevets d’invention. Il comprendra un parking intelligent, un data center, un système de supervision,… et fonctionnera à 100% au photovoltaïque. Il permettra même de dégager un surplus d’énergie qui alimentera l’Ensem.
    La fin des travaux est prévue durant ce mois d’octobre. Le démarrage, lui, est envisagé vers début 2017.

     

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