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    La R&D s’arrime aux politiques sectorielles

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
    L’Ecole normale supérieure de Rabat planche sur des batteries de stockage solaire avec Masen
    PSA sollicite l’EMI et l’UIR pour le 1er Open Lab d’Afrique
    Des filières de formation offertes par plusieurs établissements
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    Les ateliers et laboratoires de l’EMI sont dotés d’équipements modernes permettant la formation des ingénieurs dans différents domaines, comme le cas de ce turbo réacteur expérimental pour les études des moteurs d’avions (Ph. NEA)

    En plus de la mutualisation et l’optimisation des moyens, l’opération de restructuration des structures de recherche a également pour objectif d’accompagner les politiques sectorielles lancées par le gouvernement. Les domaines prioritaires pris en considération par les universités sont sans conteste l’aéronautique, les énergies renouvelables et l’automobile. Et ce sont aujourd’hui les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, qui sont prises d’assaut par de nombreux établissements d’enseignement supérieur: facultés, écoles d’ingénieurs…La majorité d’entre eux ont installé au niveau de leur campus un système de panneaux solaires  permettant d’assurer la production d’énergie et de réduire leur facture d’électricité. C’est le cas notamment de  l’université internationale de Rabat (UIR), l’Ecole normale supérieure de Rabat et l’Ecole Mohammedia d’ingénieurs (EMI). Pour cette dernière, «le thème de l’énergie et l’efficacité énergétique figure parmi les 4 points d’intérêt à développer dans le cadre de la nouvelle restructuration de structures de recherche lancée par la présidence de l’université», signale Moulay Larbi Abidi, directeur de l’EMI. Toujours dans les énergies renouvelables, une plateforme est mise au profit de deux équipes de recherche de l’Ecole normale supérieure (ENS) à Rabat. Parmi ses objectifs, la formation des jeunes pour les préparer aux futurs métiers dans les énergies renouvelables, indique Hassane Jaziri, directeur de l’ENS. Il souligne que certains étudiants de master effectuent des stages dans le projet Noor à Ouarzazate avec possibilité d’être recrutés. La plateforme de l’ENS assure également la formation en licence professionnelle dans les techniques physiques des énergies et un master qui porte sur le stockage de l’énergie solaire. Pour développer ce secteur, «nous devons arriver à produire des batteries adaptées avec un coût compétitif», signale le directeur de l’ENS qui tient à rappeler que ce travail est mené avec la coopération de Mazsen et Iresen. Les énergies renouvelables constituent un chantier prioritaire à explorer, ajoute pour sa part ‎Mourad Belkacemi, doyen de la faculté des sciences de Rabat.  «Le Maroc, pays à ressources énergétiques conventionnelles limitées, est appelé à améliorer leur efficacité et accélérer leur développement», indique-t-il. Il tient à souligner à ce propos que les chercheurs de son établissement «conjuguent leurs efforts pour rendre ces technologies plus rentables et plus accessibles en explorant des pistes prometteuses concernant le solaire thermique». Ce qui va permettre notamment  le développement des cellules solaires photovoltaïques organiques, l’élaboration de couches minces de CZTS et leur intégration en cellules solaires multicouches à haut rendement de photo conversion... Le secteur de l’automobile figure également parmi les thématiques prioritaires de certains établissements supérieurs comme cela est le cas pour l’EMI qui dispose d’une expérience avancée dans la formation des compétences de haut niveau dans ce domaine. Elle est dotée de laboratoires et équipements de pointe. «L’usine Peugeot Citroën, un géant de l’automobile qui ouvrira prochainement dans la région de Kenitra,  a sollicité notre université pour faire partie d’un Open Lab, véritable pôle de recherche et d’innovation qui aura pour vocation de répondre aux problématiques technologiques locales de l’industrie automobile», explique Said Amzazi, président de l’université Mohammed V Rabat. L’UIR est partenaire de ce projet, nous apprend son vice-président Abdelaziz Benjouad, précisant qu’il s’agit  du 1er Open Lab du groupe PSA sur le continent africain. C’est une structure mixte entre le monde académique et l’industrie automobile.

    Un statut dédié pour l’enseignant chercheur 

    Pour  réussir cette restructuration, il ne faut pas oublier la mise en place d’un statut juridique propre à l’enseignant chercheur, recommande un président d’une université. Ce dernier rappelle que pour le moment, la promotion des enseignants se fait en fonction de l’ancienneté. Alors que les efforts déployés en recherche ne sont pas récompensés. Notre source rappelle le cas des autres pays avancés où le directeur du laboratoire dispose de pouvoirs sur l’avancement de la carrière de l’enseignant chercheur en fonction de sa productivité. Pour sa part le directeur fait l’objet d’une évaluation périodique interne et externe sur la productivité et le bilan de son laboratoire. Notre source soulève également la question de la gouvernance des structures de recherche qui reste très administrative et bureaucratique. Un laboratoire doit fonctionner comme une entreprise avec des objectifs à atteindre.

     

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