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    Structures de recherche
    Le grand défi des universités

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
    La restructuration a démarré dans plusieurs d’entre elles
    Objectif: mutualiser les moyens autour de thématiques fédératrices
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    L’atomisation de ses structures figure parmi les points faibles de notre système  de recherche. Une telle situation ne favorise pas la mutualisation des moyens humains et matériels. C’est la raison pour laquelle les universités s’engagent aujourd’hui dans l’opération de restructuration des structures de recherche

    Dans une économie globalisée et ultra concurrentielle, la recherche et développement constitue un facteur déterminant pour l’amélioration des avantages comparatifs des pays. Le Maroc, conscient de cet enjeu, a déployé des actions pour promouvoir la recherche et l’innovation dans les universités et centres de recherches.
    La première démarche a porté sur le volet financier, en mobilisant plus de ressources dans le cadre des appels à projets R&D. Les universités de Casablanca et celles de Rabat ont, ensuite, été fusionnées.
    Dans un esprit de mutualisation des moyens, permettant la création d’une «masse critique» dans le domaine de la recherche, la majorité des universités réfléchissent aujourd’hui à la question de la restructuration de leurs centres de recherche. Certaines sont passées à l’action. «Sur la base d’une étude, nous avons entamé dès 2012 le regroupement de nos unités de recherche», rappelle Abdellatif Miraoui, président de l’université Cadi Ayyad de Marrakech. Actuellement, l’université comprend 5 grands centres de recherche, un observatoire astronomique, 72 laboratoires et 54 équipes de recherche exploités par près de 1.460 enseignants-chercheurs, et plus de 2.000 doctorants. La dotation allouée à la recherche scientifique a été multipliée par 2 depuis 2011, pour atteindre 20% du budget annuel, selon le management de l’université. L’année 2016 a été marquée par une dotation exceptionnelle de 30 millions de DH, spécialement dédiée aux projets de recherche structurants. Une réorganisation qui commence à donner ses fruits et à permettre à l’université d’optimiser ses ressources et d’améliorer ses outputs. Ainsi, le nombre de publications scientifiques a presque triplé depuis 2009, pour atteindre près de 1.500 en 2015. L’université de Marrakech compte poursuivre ses efforts pour le regroupement des structures de recherche, dans le but d’une utilisation plus efficiente des ressources.
    L’université Mohammed V est également engagée dans ce chantier. La décision a été déjà validée par son conseil. Un travail de sensibilisation est en cours en vue de fédérer l’ensemble du personnel autour de ce projet, particulièrement les enseignants-chercheurs. Actuellement, l’institution dispose de plus de 170 infrastructures de recherche entre équipes, laboratoires et centres. L’objectif est de les regrouper dans 50 nouvelles structures. Cela se traduira par une augmentation des effectifs exigés. Créer une équipe nécessite 7 professeurs contre 3 actuellement. Au niveau du laboratoire et du centre, l’on propose respectivement un effectif de 18 et de 54. La nouveauté de ce projet est de permettre le regroupement dans une même unité des professeurs s’apparentant à des établissements différents, autour d’un projet ou une thématique où ils peuvent contribuer efficacement.
    Cette question de rassemblement des unités de recherche figure aussi parmi les priorités de l’université d’Ibn Tofail de Kénitra. «La mise en commun des compétences et le décloisonnement entre les disciplines est un choix stratégique dans notre plan de développement. Cela évitera la dispersion des énergies et donnera naissance à des structures de recherche stables, avec un fort potentiel d’innovation», explique Azzedine El Midaoui, président de l’université de Kénitra. Dans cette approche de mutualisation et d’optimisation des moyens, l’université Ibn Tofail a procédé au regroupement de ses 53 laboratoires dans 9 pôles de recherche, ceci en fonction des compétences des laboratoires et des besoins socio-économiques régionaux et nationaux.
    Notons par ailleurs que le nombre de structures de recherche sur le plan national s’élève à 1.348, dont 765 équipes de recherche et 564 laboratoires. Le reste est partagé entre les centres (6) et groupes de recherches situés au niveau des facultés des lettres.

    Un seul centre d’études doctorales par université

    Dans le cadre de cette approche de restructuration qui préoccupe l’ensemble des universités, l’on prévoit également la création d’un seul Centres d’études doctorales par université, selon un responsable de l’Enseignement supérieur. Actuellement, chaque établissement dispose de son propre centre. Les projets des cités d’innovation dans les villes de Rabat, Fès, Marrakech et Settat s’inscrivent dans le même registre.

     

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