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    Des doctorants en scène pour des thèses éclair

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
    Ils ont 180 secondes pour présenter leurs recherches
    La Marocaine Chaimae Samtal plébiscitée par le public
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     Chaimae Samtal, doctorante marocaine, reçoit le prix du public pour son travail sur l’identification des thérapies ciblées pour le cancer de la prostate dans la population marocaine  (Ph. Bziouat)

    Résumer en trois minutes une thèse de 3 ans devant un public profane n’est pas chose aisée. Une rude tâche à laquelle se sont attelés les vingt finalistes du concours international et pluridisciplinaire «Ma thèse en 180 secondes». Avec une maîtrise du verbe et des phrases enjouées, ils ont réussi à délivrer à  leur public un vrai show!
    Repris du concours australien «Three Minute Thesis», cette compétition a rapidement connu un franc succès. Elle permet aux thésards de s’affronter en mettant en avant leurs qualités de communication, leur enthousiasme et leur passion pour la recherche. Cette année, vingt thésards francophones issus de dix pays (Belgique, Bénin, Cameroun, France, Maroc, Québec, Indonésie, Sénégal, Suisse et Tunisie) y ont participé.
    Présidé par Rachid Yazami (l’inventeur marocain des mini-puces permettant de réduire considérablement le temps de recharge d’un appareil doté d’une batterie Lithium) le jury a remis les trois premiers prix. En tête, Désirée Koenig de l’université de Fribourg en Suisse. Sa thèse traite les mécanismes de régénération des organes. La jeune doctorante a su captiver son auditoire facilement. «Ceci est un poisson zèbre et ce soir je veux tenter de vous convaincre qu’il devrait être votre poisson préféré», lance-t-elle. Le deuxième prix a été remporté par Maud Gratuze de l’université Laval du Québec, qui a expliqué l’impact du diabète sur la maladie d’Alzheimer. Le Français, Nicolas Urruty, ferme la marche. Il a été primé pour son travail sur la robustesse des systèmes agricoles et l’impact de la réduction des pesticides sur le rendement du blé. Des recherches qui permettent d’identifier les pratiques les plus efficientes de production avec le moins de pesticide.
    La jeune thésarde marocaine, Chaimae Samtal, plébiscitée, a remporté le prix du public avec son sujet «Cancer de la prostate dans la population marocaine: identification moléculaire, profils de risque et thérapie ciblée» habilement présenté. Doctorante de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, elle a mis en avant les progrès technologiques en matière de thérapie personnalisée du cancer de la prostate. Ses études permettent d’orienter les patients vers le traitement le plus approprié à leur cas.   
    Après le Québec et la France, c’est le Maroc qui a pris le relais en organisant la troisième édition du concours international. Le théâtre Mohammed V a abrité l’événement organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’Université Mohammed V de Rabat et le Centre national de la recherche scientifique et technique.

     

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