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    Législatives 2016

    A cause des élections, des villages privés de soins médicaux!

    Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:4868 Le 04/10/2016 | Partager
    La caravane médicale pour la vallée de Dadès annulée car coïncidant avec l’évènement
    L’ambassade de Suisse tente en vain la médiation, fin de non recevoir des autorités
    Toutes les actions sanitaires du pays bloquées durant les législatives

    Après des mois de préparation, tout semblait réuni pour démarrer la caravane médicale Amoddou au profit des villages de la vallée de Dadès, annoncée en 2015. Jusqu’à ce que les organisateurs soient avisés à la dernière minute pour tout annuler. Et pour cause les législatives de 2016. «Alors que nous annoncions avec un enthousiasme le départ prévu le 26 septembre, un coup de téléphone nous annonce que notre caravane ne pourra se mettre en place comme prévu. Pour cause, une interdiction en lien avec les élections législatives», se désole Jérémie Thirion, responsable de projet. En effet, les dates annoncées de la caravane Amoddou concordent exactement avec la période électorale des législatives 2016. La crainte que certains partis politiques s’approprient la caravane semble être l’un des arguments majeurs de cette interdiction. Le projet Amoddou, qui est porté par l’association du même nom, est une caravane médicale qui devait être menée par une équipe de soignants franco-suisses. Une première tournée de repérage pour une évaluation sanitaire a été réalisée le mois de septembre 2015 par deux membres de l’association. Suite à laquelle, un programme complet incluant soins et consultations a été mis sur pied. A une semaine du départ, l’association a pu réunir plus de 90% de financement du projet. A ce jour, le budget total du projet Amoddou est estimé à 16.996 euros, financé à hauteur de 92%, entre partenariats, récoltes de fonds, dons et subventions. Le budget inclut principalement le déplacement, le matériel médical, et la logistique. Les détails du projet ainsi que ses dates ont été annoncés et validés à tous les niveaux des autorités marocaines, depuis presque un an, selon l’association. «Nous regrettons évidemment qu’aucun responsable n’ait été capable de nous informer plus tôt de ces élections et des contraintes humanitaires qui y ont été associées», ajoute le communiqué. Après avoir obtenu des autorisations à tous les niveaux auprès du ministère de la Santé ces dernières semaines, l’interdiction annoncée de manière aussi abrupte et dans un délai aussi court reste, pour l’association, incompréhensible. Les promoteurs de la caravane ont tenté la diplomatie afin d’obtenir une dérogation à cette interdiction. Selon les investigations menées avec le plus grand sérieux par l’ambassade Suisse au Maroc, il semblerait que toutes les actions sanitaires du pays aient été bloquées durant les législatives, sur ordre du ministère marocain de l’Intérieur. Il est aujourd’hui trop tôt pour annoncer une quelconque décision concernant le futur du projet Amoddou. «Nous allons dans un premier temps nous accorder une petite phase de «digestion» qui nous semble nécessaire, avant de nous réunir d’ici quelques jours pour aborder les différentes options à venir», conclut enfin le communiqué.

    Quinze jours de soins et de consultations gratuites

    Une dizaine de villages, d’une population d’à peu près 4.000 individus, devait bénéficier de la caravane Amoddou. Il s’agit des villages de Ait Hamou, Ait Hamou osaid, Ait Said, Bouskour, Tizguin, Bourmardoul, Tilout, Amouguer et Tidrite. La caravane devait proposer, durant au moins une quinzaine de jours des soins adaptés à ces villageois. Elle comprenait consultations médicales pour adultes et enfants, soins bucco-dentaires, formations des soignants locaux et accoucheuses traditionnelles, actions de sensibilisation à l’hygiène dentaire au niveau des écoles, octroi de médicaments, etc.

     

     

     

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