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    Enseignement supérieur
    La dernière salve de Daoudi

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    Facilités pour les universités privées, revalorisation de postes,…
    Une circulaire pour la transparence du recrutement des enseignants en préparation
    L’encadrement des thèses de doctorat sera enfin réglementé
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    Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, c’est aujourd’hui l’anarchie en matière d’encadrement des thèses de doctorat. Il tente ainsi de donner un dernier coup de balai avant son départ (Ph. Bziouat)

    Avant son départ, Lahcen Daoudi a lancé une fleur aux universités privées. Le ministre de l’Enseignement supérieur a décidé de revoir à la baisse le nombre d’étudiants exigé afin de bénéficier du titre «d’université/faculté privée». Un décret a été présenté dans ce sens au Conseil de gouvernement du vendredi 16 septembre. Le texte, qui n’a pas encore été communiqué, fixe le nombre à 1.000 étudiants au lieu de 2.000 pour les universités privées, et à 300 au lieu de 600 pour les facultés privées. Le ministère de l’Enseignement supérieur avait proposé de ramener l’exigence minimum à 1.500 étudiants pour les universités. Cela dit, le Conseil de gouvernement, souhaitant «encourager l’investissement», a préféré fixer le seuil à seulement 1.000.           
    Le fait est que depuis leur création, les universités privées n’arrivent pas à atteindre le seuil de 2.000 étudiants. Leurs effectifs varient entre 1.000 et 1.700. Aujourd’hui, toutes briguent la reconnaissance de l’Etat, condition sine qua non pour obtenir l’équivalence de leurs diplômes avec ceux du public. Cependant, pour y arriver, elles doivent d’abord valider leur statut. «Afin de se préparer à la reconnaissance, elles ont recruté des enseignants permanents au lieu de recourir aux docteurs du public. Elles disposent actuellement de la capacité pédagogique et physique pour encadrer 2.000 étudiants, elles souhaitent se conformer à la loi, mais ce n’est pas de leur faute s’il n’y a pas suffisamment d’inscriptions», explique Daoudi. «Il fallait donc changer la loi. Le ministère se doit d’être là pour les accompagner», poursuit-il.
    Les opérateurs privés poussent un ouf de soulagement. Néanmoins, certains, notamment du côté des écoles, regrettent que la tutelle ne fasse pas preuve d’autant de souplesse concernant la procédure de reconnaissance. Une procédure dont les critères sont presque exclusivement «quantitatifs» et difficiles à remplir.
    Pour Lahcen Daoudi, c’est la course contre la montre. Le ministre tente de faire passer ses derniers projets avant la fin de son mandat. Lors du dernier Conseil de gouvernement, son département a fait adopter un deuxième décret, relatif à la revalorisation du statut de secrétaire général d’université. «Ce n’est pas possible de gérer des universités de 100.000 étudiants en bénéficiant seulement d’un statut de chef de division. Cela ne suffit pas pour attirer de hauts profils à même de manager tous ces effectifs», estime le ministre. Les SG des universités jouiront ainsi d’un grade de directeur central. «J’espère que le prochain ministre s’intéressera aussi au poste de vice-directeur et de vice-doyen. Leur indemnité doit être repensée», ajoute Lahcen Daoudi.
    Une nouvelle circulaire relative au recrutement des enseignants est également en préparation. Pour plus de transparence et afin de couper court aux accusations récurrentes de «copinage», la tutelle envisage d’organiser l’embauche des professeurs au niveau de l’université et non plus à l’échelle des établissements universitaires. L’université se chargerait ainsi de former une commission ad hoc. La circulaire sera publiée au BO.       
    Autre dossier auquel le ministère est en train d’apporter les dernières retouches, celui de la réforme des doctorats. Selon Daoudi, c’est aujourd’hui l’anarchie! Certains profs encadrent jusqu’à 40 étudiants en même temps! Le ministère prévoit de limiter le nombre à 5, sauf autorisation expresse de la tutelle, pour monter jusqu’à 7 ou 8.  Cette exception serait autorisée dans les disciplines souffrant d’un déficit d’encadrants, à l’instar du marketing. L’on compte également introduire un minimum de 120 heures de cours obligatoires d’anglais pour les doctorants.

    Ecoles polytechniques: «Un chantier structurant»

    La fusion des EST, FST et Ensa, censée donner naissance à 15 écoles polytechniques, fait partie des derniers projets phares de Lahcen Daoudi. Si, sur le plan réglementaire, le projet est acté, sa concrétisation risque de durer encore un ou deux ans. «Il s’agit d’un chantier structurant impliquant à la fois les écoles, qui doivent d’abord commencer à travailler entre elles, les régions et le patronat», souligne-t-il. Tous devront déterminer les besoins en compétences que les futures écoles polytechniques devront former.

     

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