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    International

    Marché pétrolier
    Les spéculations s’emballent avant la réunion d’Alger

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    Des doutes sur un accord pour soutenir les cours
    L’ambition d’aller vers un gel de la production
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    L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a abaissé sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2016 en raison d’incertitudes économiques. La consommation mondiale d’or noir devrait croître de 1,3 million de barils par jour (mbj) à 96,1 mbj cette année. Un nouveau ralentissement de la croissance de la demande est anticipé pour 2017, à 97,3 mbj

    Les pays membres de l’Opep se retrouvent à Alger à l’occasion du Forum international de l’énergie qui se tient du 26 au 28 septembre. Ils devraient s’atteler à la question de la surproduction qui pèse sur les marchés. Les producteurs de pétrole de l’Opep doivent se retrouver pour une réunion informelle demain mercredi 28 septembre. Les cours se sont déjà redressés depuis le plancher de janvier et tournent actuellement autour de 45 dollars le baril. Un niveau proche de la fourchette de 50 à 60 dollars est souhaité par certains membres de l’Opep (dont les économies ont payé un lourd tribut à l’effondrement des cours). L’Organisation des pays exportateurs de pétrole regroupe douze pays qui produisent près d’un tiers du pétrole brut et tentent d’influer sur les cours de l’or noir en coordonnant leur production.
    Les spéculations sur la rencontre d’Alger ont été nourries par de nombreuses déclarations de responsables de l’Opep, qui se montraient plus ou moins optimistes sur la perspective d’un gel de la production.  Pour le ministre algérien de l’Energie, Noureddine Boutarfa, l’Opep est «condamnée à prendre une décision» pour stabiliser le marché. Dans un contexte de prix bas dus à une surabondance de l’offre, les cours du pétrole risquent de chuter encore si le cartel ne se décide pas à limiter sa production. «Aucune entreprise pétrolière ne pourra résister si les prix restent à moins de 50 dollars le baril», a prévenu le ministre, qui estime que le bas niveau des cours entraîne quotidiennement entre 300 et 500 millions de dollars de pertes pour les pays de l’Opep. Ces derniers sont d’accord pour stabiliser les prix, a assuré Boutarfa. La meilleure des solutions est un gel de la production du cartel, a préconisé le ministre algérien. Récemment, ses homologues vénézuélien et irakien ont également soutenu l’idée d’un gel de la production dans le but de faire repartir les cours du pétrole à la hausse.
    L’Arabie saoudite (le plus gros producteur du cartel) avait fait une proposition de revenir à sa production du mois de janvier 2016, soit une réduction de 500.000 barils par jour. De son côté, l’Iran souhaitait rejoindre un accord, même s’il cherche à augmenter sa production depuis la fin de la levée des sanctions internationales dans le cadre du dossier nucléaire. En marge du G20 début septembre en Chine, les marchés avaient vivement réagi à l’annonce de la signature d’un accord de coopération entre la Russie (non Opep) et l’Arabie saoudite pour stabiliser le marché.
    La Russie et l’Opep avaient échoué en avril, à Doha, à convenir d’un gel concerté de leur production faute d’accord entre Ryad et Téhéran. Certes, le contexte semble aujourd’hui plus favorable à un consensus. L’Arabie saoudite et la Russie (également présente à Alger) pompent à des niveaux inédits ou quasi record, ce qui faciliterait l’acceptation d’un plafonnement. L’Iran a quelque peu assoupli sa position. Sa production, évaluée à 3,6 millions de barils par jour (mbj) en août par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), approche du niveau d’avant les sanctions internationales (4 mbj) que la République islamique ambitionne de retrouver. L’augmenter encore rapidement s’avère plus compliqué faute d’investissements. En tout, d’après l’AIE, l’Opep a produit 33,47 mbj le mois dernier - un bond de 930.000 bj en un an et environ un tiers de la production mondiale. D’autres parts, la Libye et le Nigeria sont réticents à une limitation de la production. Fragilisés par des conflits internes, ces deux pays pompent très en deçà de leurs capacités. Tripoli vient d’ailleurs de reprendre ses exportations d’or noir.

     

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