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    Entreprises

    Les centres industriels en quête de visibilité

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    Ces entités déclinées en neuf secteurs ne sont pas encore connues des importateurs
    La métallurgie et le bâtiment attirent le plus
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    «Les centres techniques doivent être appuyés par les secteurs. L’administration ne peut pas prendre en charge la survie et le fonctionnement d’un centre technique», déclare David Tolédano, président du Rectim (Ph. Jarfi)

    «Dans une conjoncture économique difficile, les industriels doivent penser à la certification et la normalisation de leurs produits», lance d’emblée David Tolédano, président du réseau des centres techniques industriels marocains (Rectim). Pour attirer  une nouvelle clientèle, le réseau va intensifier la promotion de ses laboratoires d’analyse. Leurs prestations, voire leur existence, sont peut connues des industriels.  A cet effet, le réseau  a organisé, mercredi 21 septembre, une journée porte ouverte pour faire connaître les infrastructures et les laboratoires disponibles au service des entreprises. Une opération qui sera reconduite chaque année.  
    Le Rectim est composé de neuf centres techniques opérant dans plusieurs activités, notamment la métallurgie, les matériaux de construction, les équipements pour véhicules, le cuir, le bois, la plasturgie, l’habillement et l’agroalimentaire. Sur les neuf centres, sept sites sont opérationnels. Chacun se développe  à sa vitesse avec des sites qui évoluent à deux chiffres. C’est le cas pour le centre d’étude et de recherche des industries métallurgiques, mécaniques, électrique et électroniques (Cerimme) et le centre des techniques et matériaux de construction (Cetemco). En revanche, le centre technique dédié aux industries agroalimentaires (Cetia) est toujours en veilleuse. Il  devrait être  opérationnel dans les prochains mois. Alors que celui de la chimie et parachimie n’a pas encore démarré.
    La grande partie des opérations traitées par ces centres concerne la certification de la conformité  des importations des produits,  notamment ceux importés  de Chine et qui exigent des tests de qualité et de matière première. D’un autre côté, beaucoup d’opérateurs se plaignent de la concurrence déloyale provenant de certains centres qui vendent des certificats de

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    Une grande partie du matériel disponible dans le Rectim a été financée par l’Union européenne. L’ensemble des laboratoires d’analyse sont dotés d’un matériel pour tester les produits avant leur commercialisation (Ph. Jarfi)

    complaisance.
    Les centres techniques industriels (CTI) apportent également aux industriels de l’assistance technique dans la mesure où les PME-PMI ne peuvent pas mener une panoplie d’études, faute de ressources ou de technicité. Le réseau organise régulièrement des formations assurées  par des techniciens et des experts qui viennent de divers horizons.
    En 2015, le chiffre d’affaires du réseau  s’élève à 50 millions de dirhams. Une importante partie provient de la clientèle d’industriels. Quant à l’autre partie, elle émane des études, appelées dans le jargon du réseau «des études d’intérêt général» qui touchent d’une manière transverse tous les secteurs. Ces revenus constituent la principale source de financement de ces centres. La trésorerie des laboratoires diffère d’un centre à l’autre, c’est la raison pour laquelle les subventions de l’Etat sont réparties  en fonction de la situation de chaque CTI. Par ailleurs, l’année dernière, les centres ont réalisé 17 projets d’intérêts généraux qui sont financés à 80% par le ministère de l’Industrie dans le cadre du  programme d’aide aux centres techniques.

    La gestion du Rectim

    Les  centres techniques industriels (CTI) sont organisés en une association à but non lucratif, créée dans le cadre d’un partenariat public-privé.  Elle a pour objectif  de mettre en place des laboratoires d’analyses techniques au profit des industriels. Les CTI  sont déclinés sur 9 sites spécialisés: techniques et matériaux de construction, études et recherches des industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques, textile et habillement, bois et ameublement, équipements pour véhicules, cuir, plasturgie et caoutchouc.

     

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