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    Saïdia cherche désespérément investisseurs!

    Par Safall FALL | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    22 hectares de nouvelles parcelles proposées aux investisseurs
    Objectif: le développement de trois établissements de 4 à 5 étoiles

    C’est une énième tentative de relance pour l’une des stations phares du plan Azur. La Société de développement de Saïdia (SDS), une filiale du groupe CDG, vient de lancer, en partenariat avec la Société marocaine d’investissement touristique (Smit), un appel à manifestation d’intérêt pour l’acquisition de terrains sur la plateforme foncière balnéaire de Saïdia, destinés au développement d’établissements hôteliers de 4 à 5 étoiles.  C’est une superficie globale de près de 22 hectares qui est mise sur la table, répartis en trois lots de superficies de 9,2, 6,7 et 6,5 hectares. C’est une partie des 716 hectares mis à disposition par l’Etat pour la réalisation de cette station. Selon les dernières actualisations, aucun investissement dans les capacités touristiques n’a été réalisé jusque-là sur les 12.400 lits prévus, dont 4.870 censés être portés par le segment hôtelier. Aussi, seules 14% des capacités litières prévues initialement sur le segment résidentiel ont été réalisées. Soit 936 lits sur un programme de 6.839. Les acquis sont limités. De plus, dans un contexte de transition gouvernementale et de refonte de la stratégie sectorielle, rien ne laisse entrevoir, dans l’immédiat du moins, de la célérité dans l’engouement potentiel des développeurs pour cette station. On le sait: ces derniers adoptent clairement une posture de wait and see, depuis plusieurs mois, vis-à-vis des projets du programme Azur. Si certains déplorent le défaut d’infrastructures et d’équipements d’animation pour attirer et surtout retenir les touristes, d’autres n’arrivent pas à trouver des banques assez téméraires pour oser les suivre dans leurs programmes d’investissement dans l’Oriental. S’y ajoutent le volume de l’offre en dessertes aériennes, que d’autres trouvent encore insuffisant par rapport au potentiel de la région, ainsi que la faiblesse du marketing territorial développé autour de la destination pour assurer l’attractivité de ce territoire. Bien évidemment, l’argent reste le nerf de la guerre. Les capitaux privés boudent les investissements touristiques. Même la Smit veut doubler ses capacités financières. C’est l’une des propositions majeures faites par la structure publique à l’issue de son dernier conseil de surveillance. Elle porte concrètement sur la mobilisation de 20 milliards de DH d’investissement touristique par année, contre 10 milliards de DH sur la période allant de 2010 à 2015.

    Accélération

    C’est le nouveau mot d’ordre à la Smit. L’objectif, pour le bras d’ingénierie financière de la tutelle, est «d’assurer l’accélération du produit balnéaire notamment en relevant les problématiques qui impactent directement les coûts d’investissement et prévisions d’exploitation du produit», explique-t-on auprès de l’organisme. Celui-ci cumulait, en mi-2016, 259.000 lits touristiques réalisés ainsi que le lancement de plusieurs enseignes internationales. Mais la Smit à elle seule ne suffira pas à cocher la check list des stations du plan Azur. Le privé attend davantage de visibilité sur la Vision 2020 pour accepter de jouer le jeu.

     

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