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Législatives 2016

Le PPS promet 6% de croissance

Par Amine ATER | Edition N°:4862 Le 23/09/2016 | Partager
Montée en régime de l’industrie, réforme fiscale et baisse du chômage...
L’essentiel du programme économique
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Le SG du PPS Nabil Benabdallah a opté pour un discours mesuré, loin des sorties du meeting de Skhirat, lors de la présentation de son programme électoral (Ph. Bziouat)

Le PPS a présenté, mercredi 21 septembre,  son programme électoral. Une sortie qui intervient moins d’une semaine après la polémique survenue suite à un communiqué du Cabinet royal. La formation de Benabdallah a évité toute allusion à cette polémique. Elle s’est attelé à présenter son programme, sans jamais faire mention de «l’Etat profond». «Nous avons reçu le communiqué du Palais royal avec respect. Nous y avons répondu avec tout autant de respect, fin de l’histoire!» a tenu à préciser Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS).
Pour le chef de la formation progressiste, les récents événements n’ont eu aucune incidence sur l’alliance entre le PPS et le PJD. «Les raisons qui nous ont poussés à rentrer dans le gouvernement en 2011 sont toujours d’actualité», soutient Benabdallah. Pour ces législatives, le PPS a décidé de mettre «l’humain» au cœur de son programme.
En clair, la priorité inscrite au programme du PPS est l’éducation et la formation. Ce qui suppose une école gratuite généralisée et obligatoire de 3 à 15 ans, qui passe par un accompagnement matériel des élèves les plus démunis.  «Pour parvenir à un système éducatif efficient, il est nécessaire de valoriser les ressources humaines tout en augmentant le budget alloué à l’éducation, bien qu’il soit déjà assez conséquent», explique le SG du PPS. Du côté de l’Université, le plan de la formation passe par l’implémentation de la régionalisation des structures existantes, tout en leur accordant une plus large autonomie ainsi que le recours aux enseignants-chercheurs à la retraite (de manière contractuelle) pour résorber le déficit en ressources humaines. La santé est le deuxième cheval de bataille du PPS pour le scrutin du 7 octobre. Le parti propose d’augmenter le budget de la santé à 8% du budget général, pour atteindre 10% à l’horizon 2020. Une fois revalorisé, le budget de la santé permettrait notamment de mettre à niveau et améliorer les prestations des hôpitaux, répondre à la demande accrue des bénéficiaires du Ramed ou encore mobiliser plus de 4.500 professionnels supplémentaire contre la moyenne actuelle de 2.000 postes/an. «En cas de passage avec succès aux élections, nous comptons poursuivre notre politique de baisse des coûts des médicaments qui représentent actuellement un peu plus de 400 DH/an», promet le parti. Le programme du PPS promet  également des propositions d’aides sociales telles que la mise en place d’un revenu minimum d’insertion (RMI) ou de «dignité» d’une moyenne de 1.000 DH/mois.
Le volet économique du programme du PPS est ambitieux. L’objectif est de réaliser 6% de croissance en 2020. «Atteindre la barre des 6% en fin de mandat nécessite une croissance résiliente et un taux de chômage de 8% ou encore faire passer la part de l’industrie dans le PIB de 14 à 23%», soutient Benabdallah. Pour y arriver, le PPS mise sur les PME et TPE via la décomposition des marchés publics en lots séparés pour leur faciliter l’accès aux appels d’offres.
La formation propose également un meilleur accompagnement au niveau de l’export  et d’amorcer une lutte contre les retards de paiement. Sur le volet industriel, la formation promet la création de 500.000 emplois à l’horizon 2020 avec un programme qui s’inscrit dans la continuité de la politique des écosystèmes. Le programme du PPS compte également des propositions fiscales. Parmi les promesses, figurent une révision du barème de l’IR et l’instauration d’une nouvelle tranche de «solidarité», sur les très hauts revenus. S’y ajoute une réforme de la TVA, qui se traduirait par la création de 4 taux: le taux 0 s’appliquant aux produits et services de première nécessité, le taux à 10% aux produits et services destinés à la classe moyenne, un taux de 30% pour les produits de luxe ou encore le taux normal à 20% pour le reste des produits. Selon le PPS, l’ensemble de ces mesures permettrait de générer des ressources supplémentaires estimées entre 15 et 20 milliards de DH. «Je ne m’engage pas à changer le pays en 100 jours. Le succès de notre programme nécessite la totalité d’un mandat», soutient le SG du PPS.

       

 

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