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Législatives 2016

PAM: Le grand oral d’Ilyas El Omari

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4862 Le 23/09/2016 | Partager
Fiscalité, compensation, gestion déléguée…
Comment gérer l’argent de la décompensation?
Ciblage des plus démunis via un fichier national
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S’il est élu, Ilyas El Omari compte instaurer un meilleur ciblage des populations les plus démunies, de manière à leur reverser directement l’argent de la décompensation (Ph. Jarfi)

Une semaine chargée pour le mouvement Damir (Conscience). Les responsables des principales formations politiques en lice aux élections du 7 octobre ont défilé durant la semaine du 16 au 23 septembre à l’initiative de cette association sans appartenance politique. De Chabat à Lachgar en passant par Mezouar, Laensar, Mounib… pratiquement tous les responsables des partis politiques se sont relayés durant la semaine écoulée à ces rencontres, à l’exception du PJD. «Nous leur avons pourtant adressé une invitation comme les autres formations politiques», tient à préciser Salah El Ouadie, président du mouvement Damir. L’UC était également absent de cette série de rencontres.
 C’est dans ce contexte que Ilyas El Omari, SG du PAM, et Mustapha Bakkoury ex-SG du même parti qui plus est président de la Région Casa-Settat, se sont prêtés au jeu, jeudi 22 septembre, en répondant aux questions, notamment sur les axes politique, économique, social, culturel…
Ilyas El Omari a d’emblée mis l’accent sur le taux de croissance qui ne dépassera pas 1,5% cette année: «Si l’on rapporte ce taux à celui de la croissance démographique qui est de 1,6%, l’on se retrouve en fait avec un repli de 0,1%».
Le SG du PAM pointe également la temporisation volontaire et systématique dans l’application de la Constitution. «Au bout de 5 années d’exercice, l’unique loi organique promulguée est celle relative aux nominations», rappelle El Omari, qui déplore également l’absence de concertation avec les professionnels, la société civile…
Sur un tout autre registre, le volet fiscal, Mustapha Bakkoury a souligné que jusqu’ici le gouvernement sortant donnait l’impression de n’utiliser la fiscalité que pour «boucler les fins de mois». «Au contraire, la fiscalité est au cœur de notre projet économique», insiste l’ancien SGF de la formation du tracteur. Le PAM préconise, dans son programme électoral, une fiscalité progressive axée sur deux principaux objectifs: donner la chance au tissu des PME/PMI (qui souffre d’une fragilité structurelle) et réduire la part de l’informel.
Le parti propose également la suppression de l’exonération de la TVA pour le logement social. Ce qui représente un manque à gagner de 3,5 milliards de DH pour l’Etat. «Nous avons fait du logement social le fer de lance de notre politique dans ce secteur, où nous constatons une absence de rigueur et de comportement  citoyen», relève Bakkoury.
La réforme de la compensation est un tout autre sujet sensible sur lequel le PAM tient à exprimer ses positions. «Nous n’allons pas poursuivre la réforme de la compensation, car elle n’a pas encore commencé», lance Bakkoury. Pour lui, il faut sortir du système tel qu’il a existé jusqu’ici. Pour s’assurer que les sommes dégagées grâce à la décompensation soient utilisées à bon escient, les dirigeants du PAM promettent de mettre en place un fichier informatique national, qui permettra de cibler les tranches les plus démunies. Ce système, que le PAM promet de mettre en place dès les premiers 90 jours, sera géré par une agence spécialisée qui va identifier la population nécessiteuse éligible aux subventions et sous quelle forme (soutien aux revenus, bons d’achat…). «Il est aussi possible de cibler les populations qui bénéficient de la tranche économique de Lydec», suggère l’ex-SG du PAM.
Sur la politique monétaire, l’auditoire est resté plutôt sur sa faim. «Nous sommes attachés à l’indépendance de la banque centrale. C’est l’une des forces de notre système financier», s’est contenté de dire Bakkoury.
Le PAM compte-t-il modifier la loi bancaire, le statut de Bank Al-Maghrib, l’application des directives de Bâle III, les crédits bancaires… Autant de questions restées en suspens.
Sur le dossier Samir, la gestion de la crise est jugée l’une des plus chaotiques. «C’est un échec qui implique des responsabilités à plusieurs niveaux, dont celle du gouvernement».
Par rapport à la gestion déléguée de la distribution d’eau et d’électricité, le marché a besoin d’un «courage politique» pour prendre en charge les investissements qui se traduisent forcément par des augmentations tarifaires. Autre situation chaotique: celle de la gestion des déchets. Sur ce chantier, il n’y a pas eu d’avancées. Pourtant, il s’agit là  d’un «gisement colossal de création d’emplois».

Les promesses

Croissance d’au moins 5,5% et 150.000 emplois/an
  Introduction de l’IS progressif, l’une des plus grandes revendications de la CGEM
  Introduction d’une TVA de 30% sur les produits de luxe importés et d’une taxe sur la pollution
●  Réduction du taux d’endettement de 81% du PIB (soit 23.000 DH/habitant) à 60%
  Promotion de l’investissement public avec l’objectif de mobiliser 70 milliards de DH/an
  Renforcement de l’industrialisation et de l’innovation
  Refonte du système éducatif

 

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