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    Régions

    Les nouvelles orientations de Fès-Meknès

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4861 Le 22/09/2016 | Partager
    Une monographie de la région élaborée par le CRI
    Agriculture, industrie et tourisme, les secteurs porteurs
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    La monographie réalisée par le CRI indique que la superficie agricole utile (SAU) dans la région s’élève à environ 1,34 million ha, soit 32,7% de la superficie totale de la région. Le territoire forestier représente 1,24 million ha en 2016, soit 29% de l’ensemble du territoire de la région. L’industrie compte 997 établissements qui emploient environ 47.467 personnes. Dans le secteur de la santé, le réseau hospitalier de la région est constitué de 21 hôpitaux dont 7 hôpitaux spécialisés offrant une capacité litière de 4.241 lits

    La région de Fès-Meknès recèle un ensemble d’atouts favorisant son développement économique et social. Elle jouit d’une situation privilégiée entre les pôles économiques de Tanger, Nador, Kénitra et Casablanca. S’étendant sur une superficie de plus de 40.000 km2, elle est une des douze nouvelles régions du Maroc instituées par le découpage territorial de 2015. Elle comprend deux préfectures (Fès et Meknès) et sept provinces (Sefrou, Boulemane, Moulay Yacoub, Ifrane, El hajeb, Taza et Taounate).
    Une monographie réalisée récemment par le Centre régional d’investissement (CRI) a permis, en effet, d’identifier les atouts et les contraintes et de définir les orientations stratégiques pour la région. Ainsi, le document révèle que son économie repose essentiellement sur l’agriculture. Une activité qui constitue une source de revenus très importante pour plus du tiers de sa population.
    L’industrie, l’artisanat et le tourisme sont aussi des secteurs locomotives. Cependant l’agriculture est caractérisée, selon les concepteurs de la monographie, par la dépendance vis-à-vis de la pluviométrie, la part importante de la céréaliculture, l’omniprésence de l’élevage et la faible technicité appliquée dans les exploitations, d’où les faibles rendements. Toutefois, le relief de la région est constitué essentiellement des collines au pied du Rif dans la zone du Nord, des montagnes du Moyen Atlas, des hautes collines du Missour et des plaines de Saïss.
    La région compte aussi une des zones d’activités industrielles les plus importantes du Maroc et bénéficie de plusieurs atouts pour la promotion du secteur industriel, dont l’abondance d’une main-d’œuvre qualifiée, la disponibilité de la matière première, notamment agricole, et l’existence d’une infrastructure d’accueil intéressante. En chiffres, le tissu industriel régional compte 997 établissements qui emploient environ 47.467 personnes, soit 9% au niveau national. Ce tissu est marqué par une nette concentration à Fès (plus de 61% des entreprises) suivi de la préfecture de Meknès (18% des entreprises de la région). Les deux préfectures attirent 80% des investissements industriels de la région. L’industrie de la région participe à hauteur de 6% de la production nationale mais les exportations industrielles régionales ne sont que de 2,4% des exportations nationales. Près de 60% de la valeur ajoutée de l’industrie de la région est générée par les secteurs agro-alimentaires, textile et cuir.
    L’artisanat, de son côté, constitue, selon la monographie, un secteur porteur pour la région, où la ville de Fès concentre la majorité des artisans et des activités artisanales. Elle est suivie de la ville de Meknès puis les autres villes, comme Sefrou et Taounate qui se caractérisent par une diversité d’activités artisanales en rapport avec les spécificités agricoles de la région. Les principales activités artisanales sont: la céramique et la poterie, la tapisserie, la boissellerie, la vannerie, l’orfèvrerie, l’argenterie, le cuivre et la dinanderie, la soierie et la broderie, la maroquinerie, l’habillement en cuir, la sculpture et la peinture du bois, la ferronnerie, etc. Par ailleurs, la région Fès-Meknès recèle des potentialités et des atouts touristiques remarquables pouvant jouer un rôle important dans la vie économique et sociale. En effet, le tourisme de la région est essentiellement un tourisme culturel qui se distingue par son patrimoine historique et architectural de renommée internationale.
    La région dispose également d’un riche capital naturel, culturel et historique susceptible de constituer un levier de développement du tourisme. On peut distinguer trois principales zones: la zone des montagnes, les stations thermales, les villes traditionnelles et les sites historiques. La région de Fès-Meknès dispose de 335 établissements d’hébergement touristique classés, dont la capacité litière totale s’élève à 19.044 lits. Cela dit, le tourisme ne réalise que des performances moyennes (moins de 400.000 nuitées à Fès en 2015), ce qui classe la région à un rang assez modeste parmi les pôles touristiques du Royaume. Aux blocages économiques, s’ajoutent d’autres contraintes.
    Il s’agit, entre autres, du manque d’animation, promotion, et connexions directes avec les principaux marchés émetteurs, outre l’Afrique. Enfin, le secteur de l’offshoring constitue un pilier fondamental et un secteur porteur pour l’économie régionale. Il est capable de drainer d’importants investissements étrangers et de favoriser la création d’un volume significatif d’emplois. Ainsi, la région compte aujourd’hui plus de 25 Call Centers (BPO) à Fès et 16 Call Centers à Meknès.

    Développement inclusif

    Pour pallier les contraintes de la région, la politique de développement doit être inclusive. Pour résoudre cette équation, les dirigeants de la région proposent de développer le milieu rural par l’adoption d’une politique agricole pour les zones bour, d’alléger la pression sur les milieux naturels, de rationaliser la gestion des ressources en eaux superficielles et de rattraper le retard accumulé en matière des infrastructures. Il s’agit aussi de transformer la concurrence (nocive) entre toutes les provinces et préfectures de la région en tant qu’atout complémentaire, surtout entre Fès et Meknès. Une approche justifiée notamment par la proximité territoriale des deux villes, leur appartenance à la même aire géographique et la complémentarité de leurs activités économiques.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

     

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