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    Législatives 2016

    Bataille sur les réseaux sociaux... aussi

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4860 Le 21/09/2016 | Partager
    Engouement manifeste pour la présence digitale
    Objectif: cibler une catégorie d’électeurs peu sensibles aux méthodes classiques
    Reste le plus compliqué: évaluer l’impact

    Décidément, la bataille électorale se joue également sur le net. Bien avant le début de la période officielle de la campagne électorale, la course bat son plein sur le web. Sites officiels et réseaux sociaux sont devenus de véritables plateformes pour la promotion des offres des formations politiques. L’objectif: cibler une nouvelle catégorie d’électeurs potentiels, moins sensibles aux méthodes classiques de promotion. «Ces initiatives contribuent à dépoussiérer un peu l’image des partis alléchés pour la plupart d’entre eux par des gisements d’audience à moindre coût. Sans oublier que les politiques s’affranchissent avec les nouveaux médias des contraintes de temps d’antenne exigées pour l’audiovisuel», précise Mohamed Benabid chercheur en Stratégie au Cedoc de l’ISCAE et en sciences de l’information-communication au Laboratoire Cognition, langage, interaction de l’Université Paris VIII (il est également rédacteur en chef de L’Economiste). Dans cette bataille digitale, «le PJD reste dominant, bénéficiant du cumul de plusieurs années de présence permanente sur le web», selon un consultant en communication, ayant collaboré avec plusieurs partis dans l’élaboration de leurs stratégies numériques. La page Facebook du PJD revendique plus de 1 million de «likes». Même si «cette audience est réelle, avec une forte interactivité et une cyber-mobilisation effective des militants du parti», de l’avis de ce consultant, d’autres spécialistes relativisent la portée de la course aux «likes», dans la prédiction des tendances de vote. «Faire des prévisions des scores électoraux en s’appuyant sur la présence digitale seulement est hasardeux. La plupart des modèles prédictifs qui s’y sont essayés ont échoué: ils reposent sur des hypothèses invérifiables, en raison de l’instabilité des données collectées à partir des réseaux sociaux», analyse Mohamed Benabid.
    Pour entretenir sa présence sur le web, le PJD «dispose d’une véritable armée digitale, qui œuvre en permanence, pas seulement durant la période électorale», fait-on savoir. Cette bataille digitale passe parfois par l’utilisation de moyens peu orthodoxes. Par exemple, «les web-militants du PJD n’hésitent pas à créer de faux comptes sur Facebook pour multiplier le partage du contenu du parti», soutient un spécialiste. Globalement, «l’aspect professionnel de la communication numérique, avec des cellules permanentes, est en cours d’implémentation au niveau d’autres formations», selon ce consultant. En tête, «le PAM qui est en train de combler la différence avec le PJD». Le parti du tracteur, malgré son arrivée relativement tardive sur le net, reste très en avance par rapport aux autres formations. Sa page Facebook totalise plus de 529.000 «likes». Le parti a également lancé des comptes officiels sur Twitter, une chaîne Youtube, en plus de diffusions live sur sa web-radio et sa web-TV. Les messages du PAM sur le web, de plus en plus percutants, semblent commencer à déranger. Au point que son site officiel et la page Facebook de son secrétaire général ont fait l’objet d’une tentative de piratage, dimanche dernier. Les hackers voulaient inonder le site de millions de documents inutiles pour le paralyser, fait-on savoir auprès des responsables du PAM. Le RNI s’est également greffé à cette «web-mania». Le site officiel du parti de la colombe a subi une refonte il y a quelques mois et sa page Facebook affiche plus de 69.000 «likes».

    Miser sur la présence sur le terrain

    D’autres formations accordent moins d’importance à la course digitale. «Elles misent plutôt sur leur force sur le terrain, à travers leurs relais locaux, plus efficaces en termes de mobilisation», est-il indiqué. Il s’agit essentiellement de partis comme l’Istiqlal et l’USFP. Néanmoins, ces deux formations réalisent des performances, jugées «correctes», sur les réseaux sociaux. Leurs pages Facebook totalisent respectivement plus de 40.000 et plus de 82.000 «likes».

     

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