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    Entreprises

    Les bonnes affaires du groupe SGS au Maroc

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4860 Le 21/09/2016 | Partager
    Le boom de l'import et du phosphate a dynamisé l'activité de la filiale
    Seule ombre au tableau, l'arrêt de la Samir, un de ses gros clients
    Le président de la multinationale suisse attendu ce mercredi
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    Frankie Ng, président du groupe suisse SGS: «Le climat des affaires est propice au Maroc notamment avec l’ensemble des grands chantiers que mène le Royaume depuis 15 ans» (Ph. SGS Group)

    - L’Economiste: Vu de Genève, quelle appréciation est faite du risque-pays du Maroc et de son environnement des affaires?
    - Frankie Ng:
    Le pays bénéficie d’une stabilité politique très importante dans une région qui connaît beaucoup de bouleversements. Le climat des affaires y est propice notamment avec l’ensemble des grands chantiers que mène le Maroc depuis 15 ans aussi bien au niveau des infrastructures que l’amélioration de la gouvernance et de la compétitivité du Maroc. Le Plan Maroc Vert, le Pacte national de l’émergence industrielle mais également, le positionnement géostratégique du Maroc en tant que hub africain sont des exemples concrets du dynamisme marocain.

    - Que pèse votre filiale marocaine dans les revenus du groupe?
    - Nous ne publions pas ce genre d’information mais notre filiale est en constante évolution et a su accompagner tous les changements majeurs de l’économie marocaine. Sur les dix dernières années, nous avons lancé quatre nouvelles activités au Maroc représentant des investissements conséquents mais également un transfert de savoir pointu. Grâce à nos investissements et les opportunités que représente le Maroc, notre chiffre d’affaires a été multiplié par 5 en 10 ans.

    - Comptez-vous poursuivre la stratégie de croissance externe que vous avez déployée ces dernières années? Quelles sont vos prochaines cibles?
    - Oui, notre ambition 2020 comprend entre autres, une accélération de la croissance externe, spécialement dans nos deux nouvelles divisions phares qui se concentrent sur la nutrition et le transport.

    - Le ralentissement de la croissance mondiale et de la zone euro va-t-il impacter vos prévisions? Voyez-vous un rebond à court ou moyen terme?
    - Il a déjà quelque peu impacté nos prévisions. Nous tablons cependant sur une amélioration, mais pas un rebond, au cours des semestres à venir.

    - L'appréciation du franc suisse face à l'euro peut-elle être un facteur gênant pour votre business?  
    - Non, dans la mesure où notre facturation et nos coûts sont libellés dans la même devise.

    - Le Brexit a-t-il entraîné des adaptations au sein du groupe SGS?
    - A ce stade, nous ne voyons pas de raison de revisiter notre présence au Royaume-Uni.
     
    - Quelles opportunités la mise en oeuvre de l'accord conclu à la COP21 crée pour votre business?
    - Nous avons été très présents lors de la COP21. L’accord de Paris crée des opportunités pour tous les acteurs du développement durable, que ce soit en termes de produits ou de services.o
    Propos recueillis par
    Abashi SHAMAMBA

                                                                   

    De l’agroalimentaire à l’inspection textile

    La multinationale helvétique domine le marché mondial de l’inspection, du contrôle, de l’analyse et de la certification. Présente au Maroc depuis 1951, elle emploie 85.000 salariés dans le monde dont 270 au Maroc. A son implantation sur le marché marocain il y a 65 ans, SGS opérait dans le contrôle et l’inspection des importations et exportations des produits agro-alimentaires. Pour la petite histoire, le Maroc exportait alors du blé vers la France métropolitaine.
    Plus tard dans les années 70, SGS Maroc étend son activité aux services d’inspection et de contrôle des mines, profitant du boom de la production et de la flambée des cours internationaux du phosphate. Dans les années quatre-vingt, la société développe l’inspection des produits pétroliers en collaboration avec la Samir. La raffinerie est à l’arrêt depuis plusieurs mois.
    Mais SGS ne va pas mettre tous ses œufs dans le même panier. A partir de 2012, l’activité laboratoire de sa filiale marocaine se développe fortement grâce à l’expertise internationale du groupe. Ainsi, SGS Maroc ouvre le premier laboratoire pétrolier au port de Tanger Med, puis un autre d’analyses «textile et cuir» à Casablanca, présenté comme étant «le plus grand laboratoire d’analyses physico-chimiques en Afrique». Ce laboratoire «textile» assure aujourd’hui l’inspection pour le compte des plus grands donneurs d’ordre étrangers.
    Dans les années 2000, au plus fort de la vague des certifications des entreprises, SGS décide de déployer le métier de certification dont l’ISO 9001 sera le standard phare. La société est par ailleurs présente dans la visite technique automobile.
    Au premier semestre 2016, le chiffre d'affaires du groupe suisse a progressé de 5,4 %, à 2,7 milliards de francs suisses (près de 27 milliards de dirhams) en dépit d’une baisse de régime dans les secteurs de l'énergie et des mines. Pour 2016, SGS prévoit une croissance de 2,5 % à 3,5 % de sa croissance organique. Pour le Maroc, le groupe dit «ne pas communiquer les données sur ses filiales».

     

     

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