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    Entreprises

    Eléphant Vert veut lever 500 millions de DH

    Par Safall FALL | Edition N°:4860 Le 21/09/2016 | Partager
    Le montant servira à parachever sa croissance au Maroc
    La Berd va débloquer 24 millions d’euros

    Eléphant Vert est en quête d’un nouveau souffle financier pour le développement de ses activités au Maroc. Le spécialiste des bio-fertilisants compte lever 50 millions d’euros (un peu plus de 500 millions de DH) pour financer la croissance de ses activités. Tous les segments y passent: de l’innovation produit à travers la recherche et développement, à la distribution et commercialisation, en passant par la production industrielle. L’enseigne dispose déjà de 2 unités de production à Meknès et avait programmé, dans un plan de développement de plus de 800 millions de DH d’investissement entre 2012 et 2017, l’extension de celles-ci et le démarrage de deux autres sites à Agadir et Berkane d’ici 2018. Sur le montant nécessaire au financement de ce projet, la Banque européenne pour la restructuration et le développement (Berd) vient d’en approuver près de la moitié, soit une contribution de 24 millions d’euros. L’opération, qui prendra la forme d’un prêt à long terme, a été approuvée en juillet dernier en marge du conseil d’administration de l’institution financière, «en attendant sa signature officielle prochaine», selon les responsables de la Berd au Maroc. Pour la banque, l’impact attendu se situe principalement dans «la démonstration de la faisabilité commerciale d’intrants biologiques innovants dans l’agriculture». S’y ajoute le transfert de compétences et de savoir-faire au secteur de l’agriculture et à la communauté scientifique. Le prêt de la Berd, en instance de signature, pourrait aussi bénéficier d’une subvention incitative dans le cadre du programme Fintecc (BSD13/249). Financé par le Fonds mondial pour l’environnement, l’objectif du Fintecc est justement la promotion de mesures d’efficacité énergétique, d’utilisation raisonnée de l’eau et les énergies vertes.
    Avant d’approuver ce prêt, la banque a évidemment passé au scan les activités industrielles d’Eléphant Vert Maroc, notamment sur ses aspects environnementaux. Il en est ressorti «de solides capacités en matière de gestion des risques relatifs à l’environnement, la santé et la sécurité, ainsi que le personnel et les budgets adéquats pour gérer ces risques», selon la banque. Le bailleur a toutefois proposé à l’entreprise un plan d’action environnemental et social, «en cours de discussion», pour procéder à quelques ajustements opérationnels au niveau de ses installations industrielles de Meknès.
     Sur le volet commercial, en l’occurrence, la filiale du groupe suisse est cette année sur une importante dynamique marketing et commerciale sur le marché local. Elle a finalisé, il y a quelques mois, un important deal de distribution d’intrants agricoles avec Futureco Bioscience, elle-même opérant dans la fabrication et la commercialisation de bio fertilisants. Cet accord couvre aussi l’homologation et le développement technique et commercial de la gamme de produits Futureco Bioscience dans d’autres pays du marché africain tels que le Mali, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal.

    Carte de visite

    Soutenu par Antenna Technologies, une fondation spécialisée dans la recherche, l’adaptation et le transfert de technologies, Eléphant Vert compte faire du Royaume un hub industriel pour les marchés africains et européens. L’objectif du groupe suisse est de renforcer son positionnement dans le business mondial des bio-intrants. L’enseigne affiche une capacité de production globale de 100.000 tonnes/an de bio-fertilisants –dont 50.000 au Maroc- et 120 tonnes/an en bio-pesticides. Le groupe est sur un programme d’investissement de 210 millions d’euros pour accélérer ses activités dans le monde d’ici 2017, dont 50% destinés au continent.

     

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