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    Crédit Agricole du Maroc prêt pour la Bourse

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4860 Le 21/09/2016 | Partager
    Le groupe continue de soigner ses indicateurs
    Un emprunt obligataire subordonné pour renforcer le ratio de solvabilité
    Croissance à deux chiffres du produit net bancaire au 1er semestre 2016
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    Crédit Agricole du Maroc qui dévoilera ses résultats semestriels la semaine prochaine mûrit son projet d’introduction en Bourse. Après une longue phase d’assainissement, la banque réunit aujourd’hui pratiquement toutes les conditions pour intégrer la cote (Ph. Bziouat)

    Revenu en «première division», Crédit Agricole du Maroc devient un sérieux prétendant pour la Bourse. «Nous travaillons pour que la banque soit introductible en Bourse rapidement. Toutefois, la décision de franchir le pas revient aux actionnaires», confie une source. Après l’amélioration des fondamentaux, le plus important aujourd’hui pour le projet d’introduction en Bourse est de faire la distinction entre la mission de service publique et l’activité commerciale. En gros, il s’agira d’isoler les coûts liés à la mission de service publique afin que le petit porteur en Bourse n’ait pas à en subir les conséquences.
    Crédit Agricole du Maroc qui dévoilera ses résultats du premier semestre 2016 à l’issue du Conseil de surveillance du 27 septembre, devrait annoncer une progression à deux chiffres du produit net bancaire. Ce résultat tient en partie à une politique rigoureuse de réduction du coût des ressources. Dans un marché où la liquidité est abondante, les banques sont moins enclines à collecter des dépôts à terme. Très exposé au monde rural, Crédit Agricole du Maroc montre une certaine résilience face à la contraction du PIB agricole et ses conséquences sur les revenus des ménages ruraux. «Nous avons passé les douze dernières années à diversifier notre activité. Aujourd’hui, nous en récoltons les fruits», fait valoir un cadre du groupe. Si impact il y a, il sera moindre, soutient la banque.
    Après une année agricole difficile, les équipes de la  banque vont sillonner le Royaume à compter de la semaine prochaine et jusqu’en novembre. L’objectif affiché est de trouver les moyens pour aider les agriculteurs à démarrer la prochaine campagne dans de meilleures conditions. CAM reste l’un des principaux acteurs dans le financement de l’agriculture, mais a parallèlement renforcé ses activités sur la clientèle des particuliers, des corporate et des PME. Le développement de l’activité et la conquête de nouveaux clients font partie des chantiers prioritaires du groupe sur les prochaines années.
    La banque a des projets dans le digital et a d’un autre côté sollicité un agrément pour la création d’une banque participative en partenariat avec une filiale de la Banque islamique de développement. A l’avenir, ces projets devraient entre autres soutenir la conquête de nouvelles relations dans un marché où la compétition entre les banques monte d’un cran dans un contexte de ralentissement du crédit. Certains établissements se plaignent même d’une concurrence déloyale sur le marché. «Le marché est libre. Mais, il est important que les gens restent raisonnables. Il ne faut pas qu’on abandonne toute notion de rentabilité», avertit un banquier.
    La banque qui s’apprête à lever 600 millions de DH sur le marché obligataire vient quelque peu sauver une année assez terne sur ce compartiment.  Jusqu’ici, seule Attijariwafa bank y avait mobilisé 1 milliard de DH en juin dernier. Toutefois, le score de 2016 sera d’ores et déjà meilleur que celui de 2013, une année durant laquelle les émissions obligataires (opérations visées par l’autorité marocaine du marché des capitaux) s’étaient limitées à 1,3 milliard de DH.
    Pour l’établissement détenu à 75% par l’Etat, cette sortie est purement une opération technique pour être en ligne avec les exigences prudentielles de Bank Al-Maghrib. Les obligations subordonnées sont acceptées comme fonds propres (catégorie 2) pour le calcul du ratio de solvabilité. Après la phase de restructuration qui a duré plusieurs années, la banque s’est depuis peu mise à jour vis-à-vis des exigences prudentielles de Bank Al-Maghrib. Aujourd’hui, «nous sommes dans une situation confortable aussi bien pour le ratio de solvabilité que pour le ratio Tier 1», confie notre source.

     

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