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    Formation par apprentissage
    Les hôteliers s’impliquent

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
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    Didier Escartin, DG d’Amphitrite Palace Skhirat: «Le système de formation qui fonctionne le mieux dans notre secteur reste celui par apprentissage, car il offre un mix intelligent entre la formation théorique et la pratique» (Ph.  NEA)

    C’est résolument un modèle win-win. La formation par apprentissage permet à l’Etat de former des compétences à moindre coût, aux stagiaires de développer leur employabilité et aux entreprises de se tailler des profils sur mesure. L’Amphitrite Palace Skhirat fait partie des signataires des 19 conventions pour la création de centres de formation par apprentissage, initiées par la Formation professionnelle fin juillet dernier. Pour l’établissement hôtelier, il s’agit d’un pas important qui permettra de parer aux lacunes du système de formation actuel.
     
    - L’Economiste: Votre établissement figure parmi les signataires des conventions de la formation par apprentissage. Quelles sont vos attentes par rapport à cette initiative?
    - Didier Escartin
    : Cette formule nous aide d’abord à compléter nos effectifs sur la période estivale, au lieu de recourir à l’emploi saisonnier. Ce dernier ne nous permet pas toujours de maintenir des standards satisfaisants de qualité. Les apprentis, pour leur part, arrivent à acquérir rapidement nos méthodes de travail. Le système de formation qui fonctionne le mieux dans notre secteur reste celui par apprentissage, car il offre un mix intelligent entre la formation théorique et la pratique, qui absorbe près de 80% la durée de l’apprentissage. En général, nous constatons que les écoles hôtelières, ou professionnelles, n’arrivent pas à doter les stagiaires du niveau minimum de connaissances dans le métier. Quand l’apprenti arrive chez nous, nous lui faisons découvrir le monde de l’hôtellerie et du luxe. Un monde qu’il ne connaît pas forcément.
     - Comment se déroule concrètement la formation?
    - Le stagiaire passe par différents postes, ce qui lui permet de connaître, entre autres, les métiers de base de la cuisine centrale (boucherie, boulangerie,…). Une fois sa maîtrise de ces postes confirmée, il bascule aux cuisines satellites: la restauration italienne, marocaine, française, libanaise… En plus de nos chefs cuisiniers, l’encadrement s’opère aussi par des patriciens et des conseillers étrangers, en visites périodiques chez nous.
    En principe, l’apprentissage doit aboutir à des opportunités de carrières. Un apprenti, qui arrive à confirmer ses compétences, a toutes ses chances d’être employé dans notre groupe ou ailleurs.
     
    - Quels sont aujourd’hui les métiers les plus prisés dans l’hôtellerie?
    - Il s’agit surtout de ceux de cuisinier et de gouvernante. Pour réussir le métier de cuisinier, il faut l’aimer. Car il est nécessaire d’arriver à supporter les conditions difficiles de travail. C’est un métier d’artisan très demandé, qui offre de belles opportunités à l’international. D’ailleurs, beaucoup de chefs marocains ont réussi à l’étranger. Les rémunérations démarrent au Smig. Pour les sous-chefs, c’est le triple ou le quadruple. Au niveau des chefs, les salaires sont compris entre 4.000 et 6.000 dollars à l’international, sans compter les avantages en nature.

    Propos recueillis par
    Noureddine EL AÏSSI

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