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    Entrepreneuriat social: 24 pays se mobilisent à Ifrane
    24 pays se mobilisent à Ifrane

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    Appui aux femmes d’Afrique et du Moyen-Orient pour l’investissement
    Une initiative de «Trade+impact», l’Artisanat, Al Akhawayn et Maroc Export
    Echanges d’expériences, rencontres B-to-B en priorité

    C’est parti pour le premier sommet d’Afrique et du Moyen-Orient pour le commerce et l’investissement. Ouvert hier à Ifrane, l’événement qui se poursuit jusqu’au 23 septembre, réunit près de 300 femmes, venant de 24 pays. Acteurs des secteurs de l’artisanat, du textile et de l’agro-industrie pour cosmétiques, elles sont invitées par Trade+Impact, une organisation internationale de femmes entrepreneures d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord, le ministère de l’Artisanat, Maroc Export, l’AMDI et l’Université Al Akhawayn.
    L’ambition de ces partenaires est de mettre en relation les entreprises sociales les plus performantes de la région dans les secteurs de l’agro-industrie pour cosmétique, de l’artisanat et du textile avec les acheteurs et investisseurs internationaux. «Ce sommet s’inscrit parfaitement dans la vision royale de développer la coopération économique avec les pays d’Afrique, et de positionner le Royaume en tant que catalyseur des échanges commerciaux et de l’investissement entre l’Afrique et le reste du monde», explique Khadija Idrissi Janati, co-fondatrice de «Trade+Impact women-led social entreprises» et directrice du sommet. Pour elle, «il s’agit d’un forum de rencontres, réseautage et soutien, à des femmes d’impact et de courage, à la tête d’entreprises sociales exportatrices et potentiellement exportatrices». Ce qui d’ailleurs explique la présence de Zahra Maâfiri, la patronne de Maroc Export, qui a exposé l’apport de son établissement dans la promotion des produits des coopératives (Ghassoul, lavande, textile…) à l’international.
    Quatre jours durant, la rencontre de la petite Suisse marocaine devrait assurer des connexions entre des femmes d’ici et d’ailleurs. Elle offre une opportunité unique aux acheteurs internationaux d’avoir accès, au même moment et dans un seul endroit,  à des produits d’artisanat et de cosmétiques naturels de haute qualité de différentes régions, produits par des entreprises sociales gérées par des entrepreneurs reconnus à travers l’Afrique et le Moyen-Orient. A ce titre, nombreuses sont les artisanes qui exposent leurs produits à l’entrée du centre des conférences d’Ifrane. Un intérêt particulier est donné aux filières du tourisme durable (entrepreneuriat social, artisanat et agri-business).
     L’exposition met en avant un groupe de 50 femmes entrepreneures sociales et leurs produits, soigneusement sélectionnés par un jury d’experts internationaux. Leurs entreprises ont été évaluées sur la base de leur capacité de production, la qualité de leurs produits et leur potentiel d’exportation, afin de bénéficier de plusieurs avantages tels que la subvention des frais de participation, l’accès à des rencontres B-to-B et l’introduction aux médias internationaux.
    A l’intérieur, les dirigeantes d’entreprises sociales, à fort impact sur leurs communautés dans les cinq continents, partagent des expériences novatrices et créatrices d’emplois. En effet, chaque entrepreneur social présent emploie en moyenne 375 personnes, en majorité des femmes. «Notre objectif est d’augmenter le nombre de ces entreprises sociales en répondant à leurs principaux défis, à savoir l’accès aux marchés internationaux et la levée de fonds», précise Idrissi Janati. Une idée qui a été vivement applaudie par Fatéma Marouane.
    Très touchée par l’hommage rendu aux femmes artisanes, la ministre de l’Artisanat estime que «le commerce social et solidaire est une réponse au chômage des femmes dans plusieurs pays… il a l’avantage d’un investissement à coût réduit, relève le défi de l’emploi, et intègre les populations vulnérables dans l’économie». Ce n’est pas fortuit si le Maroc a appuyé la création des coopératives depuis les années 1930 et en compte actuellement plus de 15.000, dont 12.000 sont gérées par des femmes (38.000 adhérentes).

    Un projet de loi en gestation

    «Le projet de loi cadre de l’économie sociale et solidaire, élaboré en partenariat avec la FAO, est actuellement dans les circuits d’approbation», révèle Fatéma Marouane. A la tête du département de l’Artisanat depuis 3 ans, la ministre de tutelle «aurait voulu défendre ce projet de loi». Mais, à la veille des législatives, son successeur devrait hériter de cette mission. En attendant, Marouane affirme que cette loi «donnera plus de visibilité à l’économie solidaire, ancrée dans la culture marocaine… elle soutiendra aussi l’innovation sociale et l’emploi».

    Crowdfunding

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    Le sommet d’Ifrane fait partie d’un programme d’accompagnement et de formation continue mis au point par une équipe internationale composée de femmes chefs d’entreprises de l’Amérique du Nord, du Moyen-Orient et d’Afrique. Le but est de permettre aux participantes d’accéder aux nouveaux marchés, bénéficier de formation de haut niveau et accéder aux nouvelles technologies pour promouvoir leur business. Notons qu’afin de collecter des fonds pour encourager la participation d’un maximum d’entrepreneurs sociaux à haut potentiel, une campagne de crowdfunding a été lancée par plusieurs ONG internationales et qui a permis, à ce jour, de financer la participation de plus de 25 femmes entrepreneures sociales.

     

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