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    Evénement

    IDE: Les cessions des participations des étrangers en hausse

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    Elles ont augmenté de plus de 50% alors que les recettes ont reculé de 20%
    Les achats de biens d’équipement se poursuivent
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    A fin août, les importations sont en hausse de 6,5%. Hors produits énergétiques, elles ont pris 13,6%. En revanche, les exportations n’ont augmenté que de 1,7%. Le déficit commercial s’est ainsi aggravé de 13,9 milliards de dirhams

    Un sacré challenge attend la prochaine équipe gouvernementale: améliorer les recettes des investissements directs étrangers, diversifier l’offre exportable et réduire le déficit commercial. A fin août, les flux des IDE (transfert de devises) ont chuté de plus du tiers (36,6%) poursuivant ainsi la tendance observée: 13,5 milliards de dirhams contre 21,45 milliards à la même période de 2015. Ce recul provient de la baisse des recettes (-19,5%) conjuguée à la hausse des dépenses (+50,6%) accélérée par les cessions des participations des non- résidents. La baisse des recettes s’explique par l’absence d’opérations remarquables de privatisation ou des prises de participations. Les différents projets annoncés ou encore ceux qui ont transité par la commission interministérielle des investissements nécessitent un peu de temps avant d’être concrétisés. Pour les huit premiers mois de l’année, la bonne nouvelle vient des transferts des Marocains résidents à l’étranger (+4,8%) et incontestablement de la poursuite de la hausse des importations des biens d’équipement et des demi-produits. Ceux-ci ont pris respectivement 22,5% et 8%.
    Les achats de véhicules et matériels ONCF se sont établis à 2,4 milliards de dirhams. Les investissements de l’Office en particulier dans le rajeunissement du parc et achats pour la LGV entretiennent cette dynamique.
    Les importations des parties et pièces détachées pour véhicules industriels sont à 6,6 milliards de dirhams en hausse de 23,2% alors que celles des «chaudières, turbines et leurs parties» ont atteint 2,4 milliards de dirhams contre 459 millions de dirhams une année plus tôt. Les accessoires de tuyauterie et les demi-produits en fer ou en acier non allié sont également en forte hausse. Des achats qui renvoient à la reprise de la machine de production même si les sondages de conjoncture révèlent que l’entreprise est dans l’attentisme. La facture alimentaire a également augmenté avec 8,2 milliards de dirhams consacrés à l’approvisionnement en blé, 1,3 milliard pour l’orge et plus de 3 milliards pour les tourteaux et résidus des industries alimentaires. Cette poussée des achats des produits alimentaires est en lien avec le plan de sauvetage de l’élevage mis en place pour atténuer les effets de la sécheresse. En revanche, l’approvisionnement en produits bruts (soufre, ferraille, déchets de cuivre) et en produits énergétiques est en baisse. Ces derniers ont reculé de près de 25% sous l’effet d’un cours du pétrole en dessous de 50 dollars ainsi que de l’arrêt du raffinage. Globalement, les importations ont pris 6,5% contre 1,7% pour les exportations. Ce qui s’est traduit par le creusement du déficit commercial: 120,3 milliards de dirhams à fin août contre 106,5 milliards une année plus tôt, représentant ainsi 81,7% de la valeur totale de exportations. D’ailleurs, même le taux de couverture a reculé: 55% à fin août 2016 contre 57,6% durant la même période que l’année dernière.
    A l’exception des phosphates et dérivés (-12,5%), les exportations sont marquées par la hausse des expéditions de la quasi-totalité des secteurs. L’automobile est en tête avec 35,7 milliards de dirhams de ventes en hausse de 14,7%. Elle est suivie par l’agriculture et l’agroalimentaire ainsi que le secteur textile et cuir dont les ventes ont atteint respectivement 31 milliards de dirhams et 23,7 milliards. Les exportations de l’aéronautique et de l’industrie pharmaceutique ont connu respectivement un accroissement de 7,4% et de 2,9%.

     

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