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Législatives 2016

Le RNI ne doute pas de ses choix et promet d'accélérer la cadence

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4858 Le 19/09/2016 | Partager
Des mesures prioritaires dans les premiers 100 jours du gouvernement
Renforcer le PIB non agricole et la contribution du secteur industriel
Confiance, visibilité et simplification des procédures pour attirer les investisseurs
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Pour Salaheddine Mezouar, «l’aboutissement à un pacte social dans les premiers jours du prochain gouvernement est décisif, dans la mesure où cela permettra d’éviter les difficultés qui pourraient se poser en termes de mise en œuvre des politiques publiques» (Ph. L'Economiste)

Après avoir réussi le virage du «Printemps arabe», le Maroc doit faire face à de nouveaux défis. «Les prochaines élections auront lieu dans un contexte particulier, face auquel le renforcement de la résilience du pays est un élément décisif». C’est l’un des principaux messages lancés par Salaheddine Mezouar, président du RNI, lors de la présentation du programme de son parti, jeudi dernier à Casablanca. L’offre RNI s’articule autour de 5 axes, qui «doivent constituer la priorité du prochain gouvernement, quelle que soit la coalition qui va le diriger», selon Mezouar. Il s’agit de la réforme de l’école, de la santé, de la promotion de l’emploi, de la valorisation des jeunes et du renforcement de la solidarité. Aujourd’hui, il est important de couper avec certaines pratiques, comme «les discours creux qui ne répondent pas aux attentes des citoyens», a-t-il lancé. Le patron du RNI a déploré «la personnalisation du débat politique, marqué par la surenchère». L’objectif est d’accélérer la cadence pour remettre le pays sur les rails. Cela devra commencer par «l’aboutissement à un pacte social, apaisant la relation entre le gouvernement, les secteurs privé et public, ainsi que les syndicats», a-t-il expliqué. Une mesure qui doit être prise durant les 100 premiers jours du gouvernement, afin de garantir un bon rythme de travail. La prochaine équipe au pouvoir sera appelée à «prendre des décisions courages et lancer des signaux positifs, notamment en se penchant sur des problématiques concrètes, comme la simplification des procédures, la lutte contre la pauvreté, le développement du monde rural…». Cela concerne notamment la simplification ou l’automatisation de 100 procédures relatives aux entreprises.
Au niveau économique, le parti de Mezouar plaide pour un «élargissement du modèle économique». Aujourd’hui, «des stratégies sectorielles sont en marche. La plupart d’entre elles réalisent les objectifs escomptés, mais d’autres, comme celle du tourisme, doivent faire l’objet d’une refonte pour assurer la relance», a expliqué le ministre des Affaires étrangères.
La mise en marche effective de la régionalisation figure également parmi les priorités du parti de la colombe. L’idée est d’éviter «un Maroc qui évolue à deux vitesses», est-il indiqué. D’autant que la dynamisation des régions peut participer aux efforts de développement. «Les régions pourront ainsi participer de près de 1,5 point de croissance», selon les dirigeants du RNI. Globalement, le taux de croissance sur lequel s’engage cette formation varie entre 4,5 et 5,5%. Pour Mohamed Boussaid, ministre des Finances et membre du bureau politique du RNI, il est important «d’éviter les surenchères en termes de taux de croissance, qui reste lié à la nature du modèle économique. Celui-ci, actuellement basé sur la demande, est à bout de souffle, et doit être renforcé par la consolidation de la demande». Le PIB non agricole devra également dépasser 4%, selon les prévisions du RNI. Cela devra passer notamment par l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB à 23%. L’investissement public sera aussi maintenu au même niveau, soit 60 milliards de DH par an. Cela devra être accompagné de «la mise en place de mécanismes pour augmenter le volume d’emploi dans les investissements», a fait savoir Boussaid. L’objectif est de ramener le taux de chômage à moins de 8% d’ici 2021. Le rôle du privé est également décisif dans ce processus. Le renforcement de l’investissement privé est lié, selon les dirigeants du RNI, à la consolidation de la confiance et de la visibilité. «Les nouveaux investissements devront aussi bénéficier d’une exonération de la TVA», a promis Boussaid. Parmi les autres outils proposés par cette formation pour renforcer l’employabilité, on retrouve notamment la mise en place d’un fonds de financement dédié aux start-ups, en plus de l’introduction de nouveaux mécanismes de financement comme le crowdfunding.
Globalement, le RNI veut mettre l’accent en priorité sur les 5 chantiers identifiés. Il s’agit notamment de la réforme profonde du système éducatif et de formation. «Au-delà de la quantité, il s’agit de miser surtout sur la qualité, à travers la réhabilitation morale et matériel du corps enseignant et des dirigeants des écoles publiques», a expliqué Boussaid. Celui-ci a insisté sur l’importance de l’introduction du e-learning. Idem pour la santé, à travers «le relèvement du niveau des services de santé et de l’élargissement de l’accès au soin». Cette formation propose d’augmenter le budget dédié à la santé à 7% du budget de l’Etat. Les jeunes sont également au programme. Le RNI veut «libérer leur énergie». L’idée est de les impliquer davantage dans le processus de développement. Cela devrait passer par la mise en place d’un «dispositif 1er emploi, doté de mécanismes d’aide personnalisée». Le parti de la colombe s’engage aussi à lancer un programme de consultation et de conseil pédagogique pour l’orientation des carrières au niveau des 500 maisons de jeunes que compte le Maroc.
Pour le monde rural, le RNI prévoit une politique de désenclavement basée sur «l’accélération du plan national des routes, pour atteindre 20.000 km sur 5 ans». Le développement de l’employabilité des jeunes ruraux est aussi prévu, notamment avec la mise en place d’unités mobiles de formation dans les métiers de l’agriculture et de l’écotourisme.

Les engagements du RNI

4,5 à 5,5% de croissance
4% PIB non agricole
2 à 3% de déficit budgétaire
60%, les dettes du Trésor public ne doivent pas dépasser ce plafond
+5% d’IDE par an
 60 jours pour les délais de paiement.

Gouvernance

Le RNI a mis l’accent sur une série de mesures, liées au renforcement de la gouvernance, à même de favoriser une meilleure réponse aux attentes des citoyens. Cette formation propose, par exemple, le renforcement du rôle de l’Etat dans la coordination des politiques publiques. L’idée est de «consolider le rôle de l’Etat stratège, incitateur et régulateur». La généralisation de l’e-gouvernement et de l’e-administration figure aussi dans les priorités, en plus de la facilitation de l’accès à l’information. Le parti de la colombe plaide aussi pour le réalisme. «Nous ne pouvons pas faire des promesses que nous ne pourrons pas tenir. C’est pour cela que nous avons opté pour des mesures concrètes, pouvant être rapidement réalisées», selon Salaheddine Mezouar.

 

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