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Législatives 2016

L’Istiqlal tente de rassurer sur les dessous des candidatures

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4856 Le 15/09/2016 | Partager
Critiques autour des procédures de désignation
Le parti dénonce les accusations de racisme
Cette formation présente aujourd’hui son programme électoral
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La direction de l’Istiqlal s’est indignée des accusations de racisme dans le choix des candidats. Une situation «inconcevable dans une formation ayant fait de la défense des droits de l’homme et de la pleine citoyenneté des principes fondateurs» (Ph. Bziouat)

Alors que la période de dépôt des candidatures pour les prochaines élections législatives a démarré hier, plusieurs formations politiques n’auraient pas encore tranché leurs listes électorales. Si la plupart des partis ont déjà avancé en termes de désignation des candidats au niveau des circonscriptions locales, d’autres ont du mal à finaliser les listes nationales, ouvertes aux femmes et aux jeunes. Le processus du choix des nouveaux profils à lancer dans la course électorale a suscité beaucoup de tension. Certains n’ont pas hésité à pointer des «dérives racistes». Le parti de l’Istiqlal a été attaqué sur ce point, notamment à cause d’un prétendu écartement de Omar El Abbassi, secrétaire général de la jeunesse de cette formation. Il aurait été même qualifié de «hartani», une désignation raciste, faisant écho à la ségrégation existant autrefois dans le Sud du Maroc, liée notamment aux origines sociales. Ce qui a suscité l’indignation des dirigeants de ce parti. L’Istiqlal a officiellement démenti ces «allégations». Adil Benhamza, son porte-parole, a expliqué que «les réunions du sous-comité chargé de l’examen des candidatures au niveau de la liste nationale n’ont connu aucune prise de position à connotation raciste ou tribale». Pour lui, cela est «inconcevable dans une formation comme l’Istiqlal, ayant fait de la défense des droits de l’homme et de la pleine citoyenneté des principes fondateurs». Au sein du PI, la démarche est claire. Le choix des candidats est régi par une procédure rigoureuse, basée sur les délibérations des comités régionaux et provinciaux du Conseil national. «Les candidatures transférées des régions sont examinées au niveau central selon des critères objectifs qui prennent en compte les intérêts du parti et ses chances dans les prochaines élections, loin des considérations d’ordre personnel». La direction de l’Istiqlal, qui présente aujourd’hui à Rabat les principaux axes de son programme électoral, reconnaît le retard que connaît la finalisation des listes des candidats. Mais cela est lié à «l’inachèvement des délibérations au sein des sous-comités régionaux». Pour l’instant, «aucune liste définitive n’a été approuvée par la direction du parti», selon son porte-parole.

 

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