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    Economie

    Frais de scolarité: Au moins 40% de hausse en 10 ans

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4856 Le 15/09/2016 | Partager
    Premier poste de dépenses pour les classes moyennes
    Plus du quart du budget de l’Etat va à l’enseignement
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    Au terme des dix dernières années, les dépenses scolaires ont augmenté en moyenne de 40% pour dépasser 1.000 DH en ville et 443 à la campagne

    C’est une tendance inexorable. Au cours des dix dernières années, les dépenses liées à la scolarité ont augmenté de 3,4% en moyenne annuellement, relève le HCP. Cumulé, cela équivaut à une hausse de 40% sur dix ans. Dans les couches moyennes urbaines, dont les enfants fréquentent l’école privée ou le réseau des «missions étrangères», les frais de scolarité constituent le premier poste de dépenses.
    C’est l’enseignement secondaire et présecondaire qui a connu les plus fortes augmentations avec une appréciation annuelle moyenne de 4%. De nombreux ménages font état chaque année d’augmentations surprises et souvent injustifiées des frais de scolarité. La dernière note d’information du HCP indique que ce sont les frais d’inscription qui ont le plus alimenté cette inflation puisqu’ils ont augmenté de 4,7% en moyenne chaque année contre 3,3% pour les frais de scolarisation. Dans le privé, les frais d’inscription font souvent l’objet de réajustement sans qu’aucune explication ne soit donnée aux parents. Toutes les composantes de la facture sont concernées: les frais d’inscription, les droits de scolarité, les frais d’assurance.
    Les parents estiment être arrivés à un point de non-retour et subissent le diktat de certains établissements privés, souvent par peur de représailles. Pourtant, ils ont le droit d’exiger des explications. Ces dépenses, parfois inattendues en cas de hausses imprévues, impactent lourdement le budget des familles. Ainsi, au cours de la rentrée scolaire 2013-2014, étudiée par le HCP, les dépenses des ménages ayant des enfants à l’école ont atteint environ 1.751 DH par mois, soit 26% des dépenses mensuelles. Par personne, cette dépense est de 844 DH.
    Cette année, la rentrée scolaire coïncide avec l’Aïd Al Adha et le retour de vacances. Ainsi, pour 20% des ménages les moins aisés, les dépenses scolaires et la fête dépasseraient 78% des charges moyennes sur un mois.
    Les dépenses scolaires varient selon le milieu où l’on se trouve. Ainsi, en ville, elles sont de 1.093 DH par enfant contre 443 DH pour la campagne. Elles ne portent pas uniquement sur les droits d’inscription payables une fois par an ou les frais scolaires réglés chaque mois. Elles concernent également les activités parascolaires dans le privé. Cela va des sorties parfois dans la région ou à l’extérieur de la ville de résidence à des activités sportives (gymnastique, escalade…), culturelles (théâtre, danse, musique…) ou artistiques (peinture, poterie...). Il y a une forte demande pour ce type d’activités. L’offre est étoffée surtout dans les grandes villes telles que Casablanca, Rabat, Marrakech…  
    Bien que facultatives, les parents ne manquent pas de céder à l’insistance de leurs enfants en les faisant bénéficier de certaines activités parascolaires. Le budget varie en fonction de l’activité. Une famille parmi les 20% les plus aisées supporte une dépense 5,6 fois plus élevée que celle d’un ménage appartenant aux 20% les moins aisés. Ces dépenses atteignent respectivement environ 2.099 et 373 DH. Avec la multiplication de ce genre d’extras, et surtout si les parents ont plus d’un enfant, la facture devient salée. La CGEM avait proposé dans le cadre des projets de lois de finances la possibilité de déduire fiscalement les dépenses scolaires, mais la requête n’a toujours pas été retenue. Pourtant, le fait d’inscrire ses enfants dans le privé constitue un soulagement pour le Trésor.
    Le fait de supporter certaines charges liées à la scolarité de leurs enfants sont symptomatiques de la volonté des parents d’offrir à leur progéniture toutes les conditions de réussite. La compétitivité sur le marché de l’emploi est à ce prix.

    Ces indispensables cours particuliers

    L’autre «poste» de dépenses qui grève le budget des ménages concerne les cours de soutien, qui sont devenus quasi généralisés. Là encore, les tarifs varient en fonction de la nature de la prestation et du milieu de résidence. Certains parents optent pour des cours particuliers soit dans un établissement spécialisé, soit à domicile. Le paiement peut être défini sur une base mensuelle ou à la séance.
    Les prix varient entre 150 DH par élève et par mois à la campagne et 250 DH de l’heure en ville selon la matière, le profil du professeur et l’entente avec les parents. Outre les matières prévues au programme, les cours particuliers peuvent s’étendre à d’autres domaines tels que les langues étrangères, la musique…
    Les cours particuliers peuvent également prendre la forme de séances d’appui aux devoirs. Les familles font appel à des enseignants qui se déplacent chez eux pour aider leurs enfants à faire leurs devoirs. Les parents qui ont un certain niveau d’instruction peuvent se passer des cours de soutien en aidant leurs enfants à la maison à comprendre les matières enseignées à l’école et dans lesquelles ils pourraient avoir des failles ou à effectuer leurs devoirs.

     

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