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    Equivalence des diplômes
    Le privé paie le prix des «ambiguïtés» de la tutelle

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
    Bonne dans ses intentions et ses objectifs, la loi 01.00 a été bafouée
    La Conférence des grandes écoles monte au créneau

    «Nos lauréats sont interdits d’accès aux métiers réglementés, interdits d’inscription en doctorat, interdits de travailler dans la  fonction publique. Sont-ils des pestiférés?», se demandent le directeur de Sup’RH à Casablanca, Abdelhak Moutawakkil et bon nombre de ses pairs dans l’enseignement supérieur privé.
    Pour Mohammed Diouri, président de la Conférence des grandes écoles, association qui regroupe 37 instituts et revendique 50% des effectifs actuels du secteur, le ministère a engagé il y a plus de 5 ans, un processus d’accréditation qui, s’il ne débouche pas sur l’équivalence des diplômes délivrés par des filières accréditées, n’a plus aucun sens.
    A quoi auraient servi sinon toutes ces accréditations pour lesquelles les écoles ont fourni d’énormes efforts, et l’administration mobilisé de nombreuses ressources humaines pour l’étude des dossiers si elles ne débouchent sur rien?  Pourtant l’article 52 de la loi 01.00 prévoit d’accorder l’équivalence aux diplômes délivrés par des filières accréditées. Si les instituts avaient su que les accréditations pour lesquelles elles ont postulé ne déboucheraient pas sur des équivalences, aucune école ne l’aurait demandé. Le président de la Conférence des grandes écoles n’est pas loin de penser qu’il y a eu tromperie sur la marchandise: «Nous estimons avoir été mal informés sur les objectifs du processus quand il a été initié », relève Diouri. Dans ses objectifs et son esprit, la loi 01.00 est partie sur de bonnes intentions: accompagner le secteur de l’enseignement supérieur privé pour en faire un partenaire aux côtés de l’Etat dans la promotion du système d’éducation-formation et l’amélioration continue de sa qualité. Mais aujourd’hui, la profession déchante, car soutient-elle, «l’Etat n’a pas joué le jeu à cause de résistances et de préjugés». Quand on acceptera, insiste Diouri, que des instituts d’enseignement supérieur privé -et ils sont nombreux- font de l’enseignement supérieur de qualité, on aura dépassé certaines barrières psychologiques de blocage. On ne peut continuer à nier cela à un secteur qui a sorti plus de 100.000 lauréats dont la plus grande majorité travaille actuellement dans des entreprises privées.

    La galère pour les titres étrangers

    Pour les diplômes obtenus à l’étranger CV, diplômes, attestation des établissements qui les ont délivrés entre modalités d’accès, programmes suivis, contrôle des aptitudes et descriptif des stages suivis, sont autant de pièces à fournir à l’autorité gouvernementale chargée de l’enseignement supérieur. Mais encore… relevés des notes et bulletins de réussite à chaque année d’étude, validations des stages, mémoire, thèse ou travaux de recherche, et enfin un document officiel attestant que le demandeur de l’équivalence a séjourné régulièrement pendant sa scolarité dans le pays où ce diplôme a été préparé. Le mieux est donc de bien anticiper la récolte de ces précieux sésames. Ensuite, il faut attendre que les commissions sectorielles se réunissent pour connaître le verdict. De ce côté, comptons sur le projet de convention relative au financement d’équivalence numérique des diplômes, récemment signé, pour alléger les procédures et les délais.

     

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