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    International

    Vives tensions entre Téhéran et Riyad

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4854 Le 09/09/2016 | Partager
    Les pèlerins iraniens ne participeront pas au Haj
    L’Arabie saoudite accuse l’Iran de politiser le pèlerinage
    Le Maroc soutient son allié saoudien

    La guerre des mots entre l'Iran et l'Arabie saoudite a atteint son paroxysme avec des accusations réciproques. La dernière attaque en date est venue du guide suprême iranien Ali Khamenei qui, dans des propos d'une virulence sans précédent, a qualifié  «la famille royale saoudienne de maudite et maléfique qui ne mérite pas de gérer les lieux saints de l'islam». La crise entre les deux puissances régionales s'est exacerbée avec leur incapacité de trouver un accord sur la participation des Iraniens au pèlerinage qui commence samedi 10 septembre en Arabie saoudite. Un an après le choc provoqué par la mort d'environ 2.300 pèlerins dont plus de 450 Iraniens dans une bousculade au précédent Haj. Téhéran a «accusé en mai Riyad de sabotage» et le royaume saoudien a jugé «inacceptables les exigences iraniennes pour la participation de leurs ressortissants au pèlerinage».
    Au-delà de la dispute sur le Haj, les deux parties sont depuis des années engagées dans des luttes d'influence par procuration, notamment dans les conflits au Yémen et en Syrie, et s'opposent sur toutes les crises régionales. Aussi, leurs relations diplomatiques sont rompues depuis janvier dernier à l'initiative de Riyad après l'attaque de son ambassade à Téhéran par des manifestants protestant contre l'exécution en Arabie saoudite d'un dignitaire religieux chiite. Ce sera la première fois depuis presque trois décennies que les Iraniens ne participeront pas au Haj, l'un des cinq piliers de l'islam. Dans cette guerre des mots, les attaques ont dépassé le cadre politique avec des accusations réciproques touchant à la religion.
    Les monarchies arabes sunnites du Golfe, dont l'Arabie saoudite est le chef de file, ont apporté leur soutien à Riyad en accusant l'Iran de chercher à «politiser» le pèlerinage. De son côté, le Maroc salue, de nouveau, «les mesures prises par l'Arabie saoudite, sur instructions du serviteur des Lieux saints de l’Islam, le Roi Salman Ibn Abdelaziz, pour garantir la sécurité, la quiétude et le confort des pèlerins et leur permettre d’accomplir ce devoir religieux dans les meilleures conditions», a indiqué le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Tout en mettant l’accent sur la nécessité de se conformer aux règles établies par les autorités saoudiennes en la matière, le Maroc appelle à «faire en sorte que ce pilier de l’islam reste à l’écart de toute tentative de politisation et de tout ce qui est de nature à altérer l’ambiance de recueillement qui doit prévaloir en pareille occasion».

     

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